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Les principes de l'éducation populaire ont guidé le remaniement du gouvernement Fillon

du Rédacteur Suprême
publié le 25-06-2009

Claude Guéant a accepté de révéler à notre envoyé spécial bien désinformé les raisons qui ont guidé le remaniement ministériel annoncé mardi soir. Alors qu'une majorité d'analystes politiques évoquent un "gouvernement de combat pour préparer 2012", nous sommes en mesure d'expliquer la composition du nouveau gouvernement Fillon par la volonté du président de la République et de son Premier Ministre de contribuer à l'éducation de leurs ministres.

L'éducation populaire, pourquoi, comment ?

"Pour lutter contre l'usure des fonctions ministérielles, nous avons inscrit la mobilité des ministres dans une logique de plan de carrière cohérent avec les capacités intellectuelles de chacun et la nécessaire valorisation de acquis", explique Claude Guéant en préambule.

Ce n'est donc pas une "logique politicienne" mais une "logique de parcours professionnel" qu'il faut chercher dans le gouvernement Fillon IV.

Ainsi, Xavier Darcos passe-t-il du ministère de l'Education nationale à celui du travail : "après avoir montré son incapacité à gérer les réformes de l'éducation, il est l'homme de la situation pour accompagner les jeunes sur un marché du travail où auront le plus grand mal à s'insérer", analyse le proche conseiller de Nicolas Sarkozy.

Brice Hortefeux, ex-ministre du travail, gagne l'Intérieur : "l'oisiveté étant mère de tous les vices, c'est naturel que le ministre des chômeurs devienne ministre de la répression de l'insécurité", entreprend Claude Guéant.

Michèle Alliot-Marie, après avoir échoué à maîtriser l'insécurité, va "en gérer les conséquences depuis le ministère de la Justice", sanctionne le secrétaire général de l'Elysée.

Rama Yade, dont le ministère des Droits de l'Homme a disparu, prend les sports "où elle excellera grâce à l'entraînement aux sports de combat que lui a infligé Bernard Kouchner", ironise Claude Guéant.

Certains ont dû quitter l'aventure gouvernementale "à cause de leur bulletin scolaire" : Bernard Laporte ("qui partait avec un handicap après avoir perdu la coupe du monde de rugby", Michel Barnier et Rachida Dati ("accidentellement élus"), Christine Boutin ("qui ça ?"), Yves Jégo ("il ne passera pas ses vacances aux Antilles"), Roger Karoutchi ("ça ne sert à rien un ministre des relations avec le parlement, Nicolas fait ça très bien tout seul"), André Santini("il fallait bien donner à Frédéric Lefebvre, son suppléant à l'Assemblée, tout le temps de se consacrer à son travail de porte-haine de l'UMP") et Christine Albanel (éclat de rire).

Enfin, de nombreux ministres vont devoir redoubler et conservent donc leurs postes "pour approfondir les matières où ils sont faibles" : entre autres François Fillon lui-même ("premier ministre ? pourquoi premier ?"), Jean-Louis Borloo ("le développement durable, c'est long, surtout vers la fin", Bernard Kouchner ("il est si serviable..."), Christine Lagarde ("elle commence tout juste à maîtriser le français"), Hervé Morin ("on s'est rendu compte trop tard qu'il n'était pas consigné pour qu'on puisse le rendre au Nouveau Centre"), Valérie Pécresse ("la réforme de l'Université la mérite"), Roselyne Bachelot ("elle partira après la prochaine canicule")... et bien sûr l'excellent Eric Besson ("qui n'a pas donné encore toute sa mesure dans l'art de trahir ses anciens idéaux").

Enfin, Claude Guéant révèle que les petits nouveaux ont été sélectionnés "en fonction de leur fort potentiel" : Frédéric Mitterrand ("il pourrait redevenir de gauche au contact de Nicolas"), Pierre Lellouche ("depuis le temps qu'il attendait..."), Marie-Luce Penchard ("elle ne peut pas être pire qu'Yves Jégo", Michel Mercier ("personne ne le connaît sauf Bayrou, c'est l'essentiel"), Henri de Raincourt ("un ministre à particule, ça le fait grave pour les relations avec le Parlement"), Nora Berra ("je ne sais pas qui c'est, en fait") et Benoist Apparu ("comme son nom l'indique").

Grâce à ces fortes analyses politiques, Claude Guéant montre à nos lecteurs bien désinformés la portée historique du remaniement.

Merci, Mr Claude.

#éducation populaire | #remaniement | #gouvernement Fillon | #Xavier Darcos | #Brice Hortefeux

 

Rédacteur Suprême

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