article paru le 23-08-2009
du Rédacteur Suprême
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La présence de deux lunes dans le ciel du 27 août 2009 provoque une belle pagaille au plus haut de la hiérarchie militaire. Nicolas Sarkozy, qui avait renoncé à la dernière minute à une attaque nucléaire contre Mars lors de son arrivée à l'Elysée en 2007, a décidé de convoquer sans attendre l'état-major de l'armée de l'air, déjà fort sollicité récemment suite au passage d'un météore dans le ciel hexagonal.
Alors que tout semblait rentré dans l'ordre suite aux menaces de guerre nucléaire interplanétaire il y a deux ans, force est de constater que Mars se rapproche à nouveau dangereusement de notre planète bleue. L'ombre d'Al Qaïda, dont l'implication dans ces manoeuvres martiennes hostiles depuis août 2003 ne fait plus aucun doute, plane dans le ciel nocturne interstellaire.
Nicolas Sarkozy compte demander à l'état-major de l'armée de l'air comment il est possible que Mars soit à nouveau annoncée si proche de la Terre "sans que personne ne se soit rendu compte de rien".
En petit comité, le présidentissime ne mâche pas ses mots contre "ces incapables de l'armée de l'air qui ne sont pas foutus de surveiller un truc aussi gros qu'une planète malgré tout le pognon qu'on leur balance pour leurs machins électroniques".
Certains scientifiques ne manquent pas, pour la septième année consécutive, de lutter contre ce qu'ils désignent comme "le hoax des deux lunes du 27 août", évoquant une incompréhension quant à la magnitude maximale que la planète Mars avait atteinte le 27 août 2003 pour la première fois depuis l'homme de Neandertal, l'excentricité de son orbite expliquant le phénomène.
Ce à quoi Nicolas Sarkozy oppose des arguments irréfutables : "on y comprend rien à leur histoire de magnitruc, et non je ne suis pas un excentrique, et puis il n'y a pas de fumée sans feu, et puis oui ou non l'homme de Neandertal a-t-il disparu ? C'est bien la preuve qu'il y a un danger !".
Le présidentissime, en pleine forme après son repos relatif au Cap Nègre, compte bien profiter de cette nouvelle crise spatiale pour continuer de mettre de l'ordre au sommet de l'armée. "S'il faut fusiller encore d'autres chefs d'état-major pour assurer la sécurité des gens, on le fera", confiait-il ce matin à Claude Guéant qui l'aidait à boucler ses valises pour rentrer à Paris.
Rappelons à nos lecteurs bien désinformés que le rapprochement de Mars ne manquera pas de provoquer des cataclysmes considérables sur Terre : en 2007, on avait déploré des incendies monstres en Grèce (et comme par hasard, les incendies de forêts cernent à nouveau Athènes cette fin de semaine...) et on avait aussi déploré le décès de Raymond Barre. Les mesures de sécurité médicales ont été renforcées autour de Michel Rocard, plus ancien premier ministre sarkozyste encore vivant.
Les grévistes de Météo France ne manquent pas quant à eux de gémir sur leur triste sort : "on avait déjà du mal avec le réchauffement planétaire mais avec l'arrivée de Mars dans les parages, on n'a pas fini de réévaluer les paramètres de nos modèles !"