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Nicolas Sarkozy contre la religion du chiffre : les statistiques de l'insécurité et de l'immigration clandestine immédiatement revues à la baisse

du Rédacteur Suprême
publié le 14-09-2009

Selon ses proches, bien désinformés et dans un premier temps très inquiets, le présidentissime aurait été touché par la Grâce. Le brusque revirement de doctrine de l'hôte de l'Elysée sur la "religion du chiffre", à l'occasion du débat sur le rapport des économistes Joseph Stiglitz, Amartya Sen et Jean-Paul Fitoussi, provoque déjà un vent de panique dans le gouvernement où les ministres ont "peur" que leurs objectifs annuels soient réévalués sans réelle concertation.

Statistiques de la délinquance
CC Pixabay

Un toxicologue a immédiatement été appelé à la Sorbonne, le lieu où Nicolas Sarkozy a prononcé son discours, et a pu confirmer très vite que le présidentissime n'a été victime d'aucune tentative d'empoisonnement. "Je ressens un vif soulagement", a confié Claude Guéant à notre envoyé spécial bien désinformé, "quand on a entendu le présidentissime faire l'apologie du bien-être des gens, on a vraiment eu peur d'être les témoins impuissants d'une attaque terroriste".

Le présidentissime aurait connu une vive poussée d'humanisme, probablement inspirée par l'esprit des lieux. "Le présidentissime n'a pas l'habitude de fréquenter des universités comme la Sorbonne, le choc a été rude", confirme Sigmund Dubonchoix, le psychanalyste des stars et des politiques.

C'est donc un Nicolas Sarkozy en toute possession de ses nouveaux moyens intellectuels qui s'en est pris aujourd'hui à cette "religion du chiffre" désormais honnie : "il y a depuis longtemps un problème avec ce que nous calculons et avec la manière dont nous l'utilisons", a-t-il noté avec justesse, avant de dénoncer le fossé entre les statistiques et les citoyens : "dans le monde entier, les citoyens pensent qu'on leur ment, que les chiffres sont faux et, pire, qu'ils sont manipulés, rien n'est plus destructeur pour la démocratie".

Le présidentissime a aussi pointé la coupable "moyenne" dont l'usage effréné qu'en ont fait des générations de statisticiens inconscients rend aveugles les puissances publiques : "la moyenne, c'est une façon de ne jamais parler des inégalités".

Après avoir pourfendu "le statisticien qui n'est pas suffisamment entré dans l'Histoire", le refondateur du capitalisme a conclu son discours en condamnant définitivement "la religion du marché qui, par principe, a raison" et a défendu de ses grandissimes voeux sa conception du marché que chacun est prié d'appliquer dès qu'il l'aura comprise : "Le marché, dans lequel je crois, n'est pas porteur de sens, de responsabilité, de projet, de vision. Les marchés financiers encore moins, à force de faire comme si toute la vérité était dans le marché, eh bien on a finit par le croire.".

Tandis que les proches collaborateurs du présidentissime, à l'Elysée, se réjouissaient de cette nouvelle posture intellectuelle de leur chefissime, l'inquiétude restait vive au sein du gouvernement où c'était plutôt l'incompréhension qui dominait les ministres après la présidentissime condamnation de la "religion du chiffre".

Ainsi, déjà fragilisé par la polémique née de son sens de l'humour décalé, Brice Hortefeux a consulté son médecin pour demander un arrêt maladie. "Qu'est-ce que je vais raconter aux policiers si je ne peux plus leur demander de ne faire que du chiffre ?", se lamentait-il dans les couloirs de la place Beauvau après avoir appris que les statistiques de la délinquance actuelles relevaient elles aussi de la "religion du chiffre" désormais conspuée.

Mêmes scènes d'incompréhension au ministère de l'injustice où l'application des peines planchers pose maintenant problème au présidentissime, ou encore au ministère de l'immigration choisie dont les objectifs d'expulsions sont remis en cause.

Comme toutes les interventions du présidentissimes, son discours de la Sorbonne est déjà abondamment commenté.

La presse embarquée de l'Elysée, très admirative, salue "la hauteur de vue du présidentissime, digne de sa fonction, et la qualité des petits fours et du champagne".

L'UMP fait corps derrière la présidentissime. Inattendu dans le rôle du soutien à Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé a indiqué, citant "un ami auvergnat", que "c'est vrai qu'un chiffre tout seul ça va, c'est quand il y en a plusieurs que ça pose des problèmes".

Au PS, Martine Aubry ne cache pas son accord avec le présidentissime : "moi aussi, je suis contre la religion du chiffre, c'est d'ailleurs pour ça que je continue de soutenir que la fédération du Nord n'a pas triché et que même si elle ne l'avait pas fait, alors que c'est le contraire qui s'est produit, j'aurais quand même été élue première secrétaire". Une position que ne partage pas Ségolène Royal qui considère, au contraire, que "la génuflexion devant les chiffres devrait être le degré zéro de la démocratie interne".

Enfin, nos lecteurs bien désinformés prendront plaisir à connaître la réaction de Daniel Cohn-Bendit, qui explique la brusque conversion intellectuelle du présidentissime : "pour avoir moi aussi fréquenté la Sorbonne, j'y ai vu naître bien des vocations intellectuelles voire révolutionnaires [...] mais chez des sujets plus jeunes que Nicolas Sarkozy". Quant aux chiffres en général, le chef de file écologiste affirme qu'il "s'en fout totalement".

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Rédacteur Suprême

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