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Claude Levi-Strauss est mort : l'identité du monde en danger

correspondance du Microcosme
publié le 03-11-2009

France - Claude Lévi-Strauss était notre grand explorateur des mécanismes de la culture. Son oeuvre nous a permis de saisir que la machine complexe des symboles était un lieu de rassemblement de tous les aspects de la vie humaine, de la vie humaine dans tous ses aspects, de la famille aux croyances religieuses, de la désinformance à l'ironie, des oeuvres d'art du Maître Roger aux manières de table, Reblochon compris, du Rédacteur Suprême.

Claude Lévi Strauss, par lui-même

Il nous a donné les clefs du solfège de l'esprit. Pas de chance : nos gouvernants ne sont pas vraiment des Mozart. Pour la plupart, ils préfèrent la grosse caisse à la Gran Partita, avec cette note magique tout haut perchée et qui tient le ciel au-dessus des misères de la terre. Claude Levi-Strauss aurait-il rejoint Foucault pour qui la vérité existe, mais ne peut qu'être approchée, et lue au prisme d'une grille de lecture qui change dans le temps.

Claude Levi-Strauss aurait-il fait de la désinformance un point culminant de la vérité ? Le solfège de l'esprit nous donne le droit de chanter tous les refrains de la vie, ses rites et ses rituels, ses mythes et ses croyances, ses vérités de sources bien désinformées. Dans la symbolique sociale de la désinformation, dont nous ignorons les règles de fonctionnement, quoi qu'en y regardant de près, quelques thèmes récurrents font le succès de la désinformance, les lois du vrai ont leurs combinaisons. Il nous fallait un solfège, pas de règles de sélection, encore moins d'expulsion. Claude Levi-Strauss nous l'a livré. Il nous appartient de le réapprendre.

Chaque être humain est une mélodie complexe, aux formes fugaces, aux couleurs heureusement variées. Claude Lévi-Strauss voulait comprendre les organisations cachées, celles qui vivent parfois masquées, le temps d'un carnaval, ou cagoulées, dans la révolte. Il voulait comprendre une société comme une stratification historique, des expériences venues de partout et se superposant, s'enrichissant mutuellement.

Dans le fond, il devait aimer la Marseillaise sur un rythme Reggae de Gainsbourg... et pour peu, une drapeau tricolore taggé par Basquiat. Un peu de fumée illégale pour l'euphorie de la tolérance, et même le reblochon devient la pâte qui fusionne les différences, mêlant les odeurs, les goûts et les couleurs.

#identité nationale

 

Correspondant dans le Microcosme

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