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Un professeur de philosophie parisien mis en examen pour manipulation terroriste de ses élèves

du Rédacteur Suprême
publié le 07-10-2010

Une nouvelle affaire de remise en cause des pratiques d'un enseignant secoue les milieux éducatifs bien désinformés. Après la suspension de Madame Catherine Pederzoli, accusée de "lavage de cerveau" par un rapport de l'inspection générale du ministère de l'Education de Souche, c'est Alain Dubonchoix, professeur de philosophie dans un lycée parisien, qui est accusé de s'en prendre lui aussi au cerveau de ses élèves, qui devaient disserter pour demain matin 8h sur le sujet suivant : "peux-on dire à chacun sa vérité ?" Un sujet qui, en plein scandale Woerth-Bettencourt, suscite immanquablement la polémique. L'affaire a été prise en charge dès ce soir par la cellule "injustice et mensonge" de l'Elysée.

Alain Dubonchoix, photographié lors d'un débat Platon contre Aristote
CC Flickr - cor46leone

C'est à la fois le témoignage d'une élève confiant sa détresse à ses amis sur Twitter qui a permis d'alerter l'administration, et donc Nicolas Sarkozy. "C'est quand même pas croyab' que les gens ils critiquent mon action pour la vie privée de liberté que je vais sauver toute une classe en faisant condamner un prof de philo qu'on comprend jamais rien à ce qu'il dit", confiait Nicolas Sarkozy ce soir à Arlette Chabot, à qui Martine Aubry, cette dangereuse socialo-gréviste, avait posé un lapin. "Qu'est-ce que je devra faire, Ma'me Chabot ?", demanda le présidentissime, qui fit convoquer Claude Guéant sans écouter la réponse.

Claude Guéant, aidé par Henri Guaino, ont fait arrêter Alain Dubonchoix, et l'ont soumis au feu nourri des questions des agents de la cellule anti-terroriste de l'Elysée, formée à l'école de Jack Bauer. L'interrogatoire a tourné autour de la signification du sujet de philosophie : "peut-on dire à chacun sa vérité ?"

Verbatim...

"Chacun a sa vérité : pourquoi attaquez-vous le seigneur Claude Guéant, qui avait dit que la vérité d'aujourd'hui n'est pas forcément celle d'hier ?"

Réponse d'Alain Dubonchoix : je ne pensais pas à Claude Guéant en posant ce sujet, la vérité est relative, c'est ce que j'apprends à mes élèves de terminale sans qu'ils aient à connaître le seigneur Guéant. La vérité de l'être c'est l'essence, comme le signalait avec justesse Hegel, comme d'autres héritiers de la pensée aristotélicienne auraient plutôt été enclins à dire que la vérité de la pomme, c'est le pépin.

(décharge de 50 volts)

"Ah vous avouez donc que vous travaillez pour soutenir les grévistes des terminaux pétroliers... Vous avez écrit dans votre sujet : peut-on dire... qui est ce «on» ? Qui sont vos complices ?"

Réponse d'Alain Dubonchoix : mais «on» c'est vous, c'est moi, c'est tout être qui pense. Enfin, je pense peut-être plus que vous mais ce n'est pas le débat. La question que je pose nous concerne tous, dans le rapport que chacun entretient à l'autre dans l'immédiateté du présent comme dans l'intermédiation de la distance, comme c'est le cas par exemple des réseaux sociaux. Ainsi, si je tweete : "je pense", ce qui est ma vérité, certains reflèteront cette vérité qui est la mienne : "donc tu es", alors que d'autres, qui ne se situent pas dans ma vérité (mes amis Facebook, par exemple), vont peut-être me répondre : "tu nous emmerdes à penser tout le temps".

(décharge de 140 volts)

"Que savez-vous sur l'affaire Woerth-Bettencourt ? Que savent vos élèves que vous cherchez à leur faire dire dans leur dissertation ?"

Réponse d'Alain Dubonchoix : je n'en sais que ce que j'ai lu dans Médiapart et dans Désinformations.com, comme tout le monde, monsieur l'agent.

(décharge de 280 volts, en punition de l'aveu de lire des web-journaux subversifs)

"Quels sont vos liens avec Al Qaïda ? Quel est le message codé que vous écrirez dans le corrigé de la dissertation qui va déclencher une attaque terroriste thermonucléaire sur Paris et sa proche banlieue ouest ?"

Réponse d'Alain Dubonchoix : il n'y a pas de message, nous autres philosophes pensons pour le plaisir.

(décharge de 380 volts, et mise en examen pour outrage à agent constitué par l'évocation du plaisir de penser)

"Est-ce qu'à la fin vous allez avouer pour le compte de qui vous manipulez les jeunes Français de souche qui vous ont été confiés afin de leur faire croire que toutes les vérités sont bonnes à dire par n'importe qui sans accord préalable du bureau politique de l'UMP voire de l'Elysée ?"

Réponse d'Alain Dubonchoix : je n'ai pas dit ça.

(décharge de 540 volts, pour le plaisir)

Fin de l'interrogatoire.

Dans un bref communiqué, l'Elysée a fait part de la neutralisation de la dangereuse menace de terrorisme intellectuel représentée par le sujet de dissertation d'Alain Dubonchoix. Il a aussi été noté que, celui-ci ayant survécu aux décharges électriques qui lui ont été infligées, c'est bien la preuve que le professeur de philosophie a subi un long entraînement dans les camps d'Al Qaïda. Alain Dubonchoix a donc été condamné en fin de soirée à la prison à vie et le retrait de sa carte d'identité à points.

Sur twitter, l'affaire fait déjà grand bruit : "je suis vraiment soulagée de ne pas avoir à rendre ma dissertation demain à 8h", témoigne la jeune Lola, chez qui pointe néanmoins le regret de ne pas avoir dîné correctement à cause du sujet de sa dissertation.

"C'est pas croyab' que les jeunes filles elles mangent pas à cause du prof de philo !", s'est énervé le présidentissime Nicolas Sarkozy, qui a exigé une mise en examen supplémentaire d'Alain Dubonchoix pour dommage collatéral alimentaire.

#philosophie | #Alain Dubonchoix | #Catherine Pederzoli |

 

Rédacteur Suprême

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