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Dans un livre d'entretiens, Jacques Chirac évoque le bilan «globalement positif» du gouvernement Jospin

du Rédacteur Suprême
publié le 14-11-2001

Le chef de l'Etat aurait-il prémédité les effets de la dissolution qui a amené la gauche au pouvoir ? Oui, à en croire un livre à paraître début 2002 où il se révèle comme le Machiavel du tournant du siècle. "Grâce à Lionel Jospin, mon programme socio-économique s'est réalisé dans des conditions plutôt meilleures que si j'avais dû garder Juppé", se félicite J.Chirac. Celui-ci envisage de reconduire son actuel Premier Ministre à Matignon en 2002, à la faveur d'un gouvernement d'ouverture, "comme Mitterrand en 1988".

Jacques Chirac lors d'un entretien

Le futur candidat RPR souligne la réussite sociétale des privatisations jospiniennes, déjà maintes fois remarquée par la presse. "Ils ont privatisé au-delà de toute espérance !", estime l'hôte de l'Elysée, "si Balladur n'en avait fait que le quart, on avait droit à la Carmagnole entre République et Bastille !".

Dans la partie du livre consacrée aux dimensions sociétales de la future campagne, le père de la Fracture Sociale se félicite aussi de la loi sur la présomption d'innocence, qui "nous amène à une forme d'excellence dans l'impunité de quelques-uns" et n'oublie pas, dans son concert de louanges, "ce que je dois personnellement à la gauche en tant que justiciable". Il reconnaît que les inégalités ont peu changé mais qu'elles passent mieux dans l'opinion publique avec un gouvernement de gauche. Dans le même ordre d'idée, Chirac révèle vouer un culte pour Daniel Vaillant : "beaucoup moins dangereux à fréquenter que Pasqua mais encore plus sécuritaire !"

Le co-Prince d'Andorre salue aussi la dimension internationale de son Premier Ministre : "il perd cinq points dans les sondages pour s'être fait caillassé en Palestine alors que je me ridiculise en hélicoptère au dessus de Manhattan et atteint le sommet de ma popularité !".

Pour le Chef des Armées qui prépare ses plans de bataille électorale, la cause est entendue : Lionel Jospin est ce qui lui est arrivé de mieux pendant son septennat. "Je ne suis pas un ingrat", explique-t-il dans son livre, "je saurai lui montrer ma reconnaissance, y compris en le reconduisant à Matignon en 2002". Le locataire de l'Elysée analyse les cinq dernières années comme la preuve irréfutable qu'il devra sa réélection au gouvernement de Lionel Jospin : " son bilan me rend populaire et en plus son programme est mon assurance anti-juges, je compte sur lui pour rester libre jusqu'en 2007 au moins !"

#Jacques Chirac | #bilan globalement positif | #Lionel Jospin |

 

Rédacteur Suprême

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