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Primes de résultats pour proviseurs et principaux : les élèves mis à contribution

correspondance du Microcosme
publié le 25-01-2011

Luc Chatel a activement engagé le démantèlement de l'Education nationale et avance une disposition originale : une prime de rendement aux chefs d'établissements scolaires les plus rentables. Cette prime pourrait atteindre 6.000 euros. Un système de bonus avec prises de participation dans le capital du ministère serait aussi en préparation. Le ministre de la privatisation de l'éducation nationale, Luc Chatel, explique : "il s'agit d'une rémunération variable de nos cadres les plus prometteurs comme dans toutes les entreprises du reste du pays. Je veux inscrire le modèle de culture des grandes entreprises, comme France Télécom, dans l'administration... la France occupe un très mauvais classement mondial en termes de taux de suicides des enseignants et des élèves. Le Japon, un pays ami de la France dans les années 40, et de l'Allemagne à partir des années 30 - comme quoi le modèle germanique a toujours un temps d'avance sur nous - est un exemple vers lequel il nous faut converger si l'on veut désengorger les salles de classes du trop plein auvergnat."

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CC Wikimedia

Les critères de rendement seront donc respectueux de l'histoire du système éducatif français : taux de bourrage de classes, taux de bourrage de crânes... De sources bien désinformées, les résultats à partir desquels principaux et proviseurs seront évalués pour obtenir, ou non, cette prime, sont clairs :

- prise en compte des notations des agences financières dans les résultats scolaires ;

- capacité à réorienter rapidement et sans heurt vers le pôle emploi, voire dans leur pays d'origine, les élèves dont le faciès dénote avec la belle uniformité de souche de nos classes ;

- capacité à assurer la fluidité de la rotation en classe des élèves issus des banlieues (à qui il convient de ne pas promettre d'avenir pour ne pas susciter d'ambitions déraisonnables) ;

- taux de suppressions des allocations familiales.

Interrogé sur le financement de cette prime, alors que le budget de l'Etat est en déficit, le ministre sourit et lâche : "les élèves de collèges et lycées seront assujettis à une taxe d'admission temporaire dans les établissements scolaires. Il est temps que nos jeunes comprennent la valeur de l'argent... cette initiation à la négociation, les élèves étant totalement libres d'échanger avec leur chef d'établissement sur le montant de leur taxe, conduira ces derniers à mener un arbitrage fort intéressant: élever aussi haut que possible cette taxe pour percevoir la prime la plus importante possible... ou accepter d'éventuelles autres formes de cotisations. A eux de mobiliser et d'aiguiser leur sens de la répartition des charges ! Une belle leçon d'économie, et d'optimisation des ressources rares !"

Luc Ferrynchoix, grand penseur de la modernitude, nous éclaire : "Chacun le sait bien, tout le monde ne peut pas réussir des études aussi brillantes comme moi. Cette saine politique du chiffre, créée pour les besoins de la police, va enfin permettre aux cadres de lycée et collèges de déployer toute leur créativité pour décrocher cette prime... c'est ce que j'appelle la saine émulation du service public." Puis il ajoute que "la juste répartition des fruits de l'exclusion nous conduit sans doute à réfléchir à l'inscription de la cupidité dans notre Constitution".

#Luc Chatel | #éducation nationale | #France Telecom | #Constitution

 

Correspondant dans le Microcosme

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