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Psychopathes à l'école : une piste intéressante pour Luc Chatel

correspondance du Médoc
publié le 03-02-2011

L'affaire de Digne-les-Bains était-elle un simple fait divers ? Les dernières déclarations à la presse désinformée de Luc Chatel, ministre de la déséducation nationale, laissent penser le contraire. Rappelons les faits : la semaine dernière, la police a dû procéder à l'interpellation dans la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence d'un professeur vacataire d'allemand. Celui-ci avait spontanément présenté un dossier au rectorat d'Aix-Marseille et avait été recruté sans aucun problème à la rentrée des vacances de Noël pour un remplacement. Il s'est malheureusement avéré depuis que le professeur d'origine irlandaise s'était évadé de l'asile psychiatrique dans lequel il était interné. Diagnostiqué schizophrène-paranoïaque, il avait évité la prison après avoir poignardé un collègue de travail sur l'ordre – selon ses dires – des services secrets britanniques du MI5.

Digne les Bains, une ville tranquille. Avant.
CC Flickr - Blue Funnies

Alors que la presse française dans son ensemble faisait ses choux gras de ce piquant fait divers, notre correspondant rue de Grenelle a pu obtenir quelques éclaircissements prouvant que l'affaire du professeur d’allemand échappé de l'asile n'est pas un hasard. Une source bien désinformée nous a ainsi confié que l’embauche de malades mentaux au sein de l'éducation nationale était à l'étude depuis plusieurs mois au ministère.

À ce titre, le fait que l'irlandais poignardeur ait été embauché sur un poste de professeur d'allemand est significatif, nous explique notre source : "Qui fait de l'allemand à Digne-les-Bains ? Pas grand monde, je vous rassure. Il ne faut pas croire que les fonctionnaires du ministère de la déséducation nationale sont irresponsables. Les premières embauches de fous dangereux dans un cadre expérimental ont été faites dans des matières à faibles effectifs afin de limiter les risques. Il n'y aurait eu, au pire, qu'un très petit nombre de morts ou de blessés si le professeur avait fait une crise pendant ses cours."

Il est vrai que l'actuelle désaffection de la jeunesse pour le métier d'enseignant a de quoi inquiéter ainsi que l'explique Jules Dubonchoix, responsable de la gestion des ressources inhumaines au ministère : "Nous avons beau fermer de plus en plus de classes chaque année, nous n'arrivons malgré tout pas à disposer d'assez d'enseignants devant les élèves. Nous savions bien que les professeurs étaient des fainéants, mais leur paresse est devenue telle qu'ils se refusent même maintenant à présenter les concours."

Or, comme le notait, Rémy Dubonchoix du bureau de la santé malade du ministère du travail-c'est-la-santé, dans le même temps les hôpitaux psychiatriques n'ont cessé de voir croître le nombre de patients en même temps que diminuait le nombre de postes de soignants. À tel point que depuis plusieurs années déjà, certains établissements ont dû embaucher leurs pensionnaires. "Cela peut paraître fou", rigole Rémy Dubonchoix, jamais à cours d'un bon mot, "mais cela fonctionne relativement bien pour peu que le système ait été bien pensé. Par exemple, on confie l'animation des soirées aux patients exhibitionnistes, le ménage aux schizophrènes –qui abattent deux fois plus de travail qu'un employé normal – et les mythomanes sont chargés des entretiens durant lesquels ont rassure le patient sur sa sortie prochaine".

Ces données intégrées, il ne restait plus à l'équipe fidèle de Luc Chatel, venue comme lui de la DRH de l'Oréal, qu'à procéder à un simple calcul. Et, de fait, l'embauche des malades mentaux qui encombrent les hôpitaux publics, permettra de compenser les carences en candidats au concours tout en continuant de supprimer des postes. Mieux encore, les contrats de vacataires, payés le SMIC, seraient pris en partie en charge par la sécurité sociale.

Alors que les syndicats socialo-bolchéviques irresponsables dénoncent une dérive grave, la PEEP, fédération de parents d'élèves apolitiques de droite, prend la défense du ministre et interpelle les enseignants : "Si nous vous écoutions, nous devrions payer encore plus d'impôts pour avoir des professeurs. Là, au moins, le ministère nous propose une solution réellement économiques pour faire garder nos enfants". Des propos salués par Luc Chatel qui tient à défendre son dispositif : "Il serait irresponsable de rejeter sans une plus longue expérimentation cette piste intéressante. Conjuguée avec la mise en place de portiques de sécurité pour vérifier que les professeurs vacataires entrent dans les établissements sans armes, elle nous permet de garantir que le risque est proche de zéro".

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Correspondant en Médoc

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