article paru le 01-09-2011
correspondance du Pays Cathare
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Le courant de la Droite populaire n'en finit plus de faire des vagues. Après avoir remis en cause un manuel de SVT de Seconde qui évoquait l'idée d'une orientation sexuelle déterminée par des facteurs environnementaux, le collectif FN-friendly de l'UMP crée la discorde dans la communauté scientifique. En effet, les déclarations de Christian Vanneste et Lionnel Lucas amènent les scientifiques à se demander si la connerie est un caractère inné ou acquis.
Le professeur Léon Dubonchoix, expert international en connerie humaine, se targue d'être le découvreur du gène de la connerie humaine. Selon lui, les propos des duettistes de la Droite populaire montrent clairement qu'ils sont tous deux porteurs du gène de la connerie, le gène Sarko-07, identifié à l'origine chez l'actuel locataire de l'Elysée en avril 2007 après ses propos sur le déterminisme génétique de la pédophilie et du suicide chez les jeunes. Le professeur Léon Bazeloberg estime que la gestation puis la parturition de la première dame de France seront une occasion inespérée de prouver définitivement le caractère génétique de la connerie et par la même de déterminer s'il s'agit d'un gène dominant ou récessif. Il ajoute cependant qu'une transmission épigénétique de la connerie n'est pas exclue tant il est curieux de constater le nombre de cons parmi les adhérents de l'UMP.
Le professeur Proot, expert en sciences de comportement à l'université libre de Bruxelles, estime quant à lui que la recherche du gène de la connerie est elle-même une connerie sans nom. Quiconque a vu grandir un enfant aura constaté qu'il acquiert une grande partie de sa connerie pendant son adolescence et en particulier en classe de 4ème : entretien consciencieux d'une mèche capillaire occultant 70% du champ visuel, contestation de l'autorité parentale, apathie vis-à-vis du travail, réponses stéréotypées, addiction aux réseaux sociaux, bouffées d'angoisses à l'idée d'être privé de téléphone portable, etc. Cette liste, non exhaustive, montre les signes les plus courants du développement de la connerie pendant la puberté. Ce phénomène se produit aussi bien chez des enfants dépourvus de connerie initiale que chez des enfants dont la connerie est installée depuis la petite enfance, ce qui prouve de manière irréfutable le caractère acquis de la connerie.
D'autres experts de par le monde mènent des études pour déterminer si la connerie est un caractère politique de droite ou de gauche. Les débats font rage dans la communauté scientifique à ce sujet et les chercheurs en conneries s'invectivent par articles interposés dans les revues scientifiques de renom pour démontrer avec force exemples ou contre exemples que la connerie est un caractère présent dans le camp politique opposé.
Dans cette cacophonie, certains scientifiques émettent l'idée audacieuse que la connerie humaine est universelle et qu'elle est simplement réprimé chez ceux qui ne sont pas cons. D'autres scientifiques encore plus imaginatifs estiment que la connerie humaine est quantique et que, tel le chat de Schrödinger, tout humain se trouve en permanence dans un état combinant la possibilité d'être con et celle d'être non-con. Cet état étrange appelé "intriqué" expliquerait qu'une personne pourvue d'une généreuse connerie ne sache pas qu'elle est con et inversement.
Quoi qu'il en soit, l'exploitation industrielle de la connerie humaine pour produire de la "conélectricité" que nous révélions déjà dans nos colonnes en 2003 reste une voie d'avenir pour sortir du nucléaire. De Frédéric Lefebvre à Marine Le Pen en passant par Nadine Morano, Benjamin Lencar, Patrick Balkany ou Christian Estrossi, la France est riche de généreux contributeurs à l'indépendance énergétique de notre beau pays.