article paru le 06-01-2012
correspondance du Microcosme
| Tweeter |
Le présidentissime Nicolas Sarkozy se rendait ce vendredi dans les Vosges, où il fait froid, pour célébrer le 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc. Au programme, visite à Domrémy-la-Pucelle de la maison natale de "l'héroïne de la France qu'elle a moralisé le capitalisme en broutant les Anglais hors de France", petite coupe de champagne et coupe de glace vanille nappée de sucre, en hommage au diabète de la pucelle d'Orléans. De sources bien désinformées, c'est d'ailleurs d'Orléans que le présidentissime lancera sa campagne présidentielle contre les Anglais en annonçant "la taxe sur les transactions financières anglosaxones".
Les thèmes politiques de la campagne éclair du présidentissime commencent donc à prendre forme : "abstinence sexuelle en dehors de la procréation, expulsion massive de Roms et d'Anglais, reprise d'Orléans par la force s'il le faut". Simples déclinaisons contemporaines de la Jeanne sainte catholique, chef de guerre patriote antisocialiste, mais aussi femme du peuple ouvrier de droite. Un peu comme Nadine Morano, en moins vulgaire, la lance étant dans le fond plus subtile que le Karcher, en plus sainte aussi car n'ayant jamais engagé avec de jeunes militants UMP terrorisés des danses torrides sexuellement obligatoires.
Le concept marketing de Jeanne d'Arc n'est pas un hasard. Elle incarne une forme d'idéal féminin qui aurait même travaillé ses formes pour cela : "Ce n'est pas parce qu'elle était pucelle qu'elle portait pas d'implant mammaire. D'ailleurs, Nadine Morano et Marine Le Pen en portent peut être aussi... mais c'est quand je dis ça que je suis un sale mec", nous lâche le présidentissime en terminant sa petite coupe de champagne.
L'icône Jeanne d'Arc pourrait constituer le socle politique de l'accord FN UMP avec Marine Le Pen à qui le présidentissime aurait proposé ce "rôle qu'il est trop bien pour notre avenir de jouer une bonne fois pour toute Jeanne d'Arc en acceptant de monter sur un bûcher de Rouen la ville natale de cet irresponsable de François Hollande, ne l'oublions pas", indique le présidentissime, "il en va de l'union nationale au moment qu'on pourrait perdre le triple A... Mais Le Pen ne veut pas, on brûlera Nadine Morano, c'est pareil... ça devrait sentir le caramel."