article paru le 18-01-2012
du Rédacteur Suprême
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Les révélations se sont succédé sur les circonstances du terrible drame de l'île Giglio où s'est échoué le paquebot de croisière Costa Concordia. Le commandant du navire est au coeur des polémiques, justifiées en particulier par les enregistrements surréalistes de ses conversations téléphoniques avec les garde-côtes. Mais la révélation la plus scandaleuse est celle qui a été livrée par les cuisiniers philippins : Francesco Schettino se faisait encore servir un dîner gastronomique en galante compagnie alors que le bateau s'était déjà échoué. Les autorités maritimes internationales ont donc pris une décision, face à l'urgence de la situation, en interdisant désormais le bunga bunga pendant les traversées en mer Méditerranée. Réactions bien désinformées.
Les associations de passagers apportent un soutien mitigé face à l'interdiction du bunga bunga : Mario Buonascelta, président de l'association "Croisière sans retour, basta !" s'indigne des conditions dans lesquelles le commandant Francesco Schettino a quitté le navire sans terminer son dessert et tirer profit de son accorte compagnie. Ainsi, pour Mario Buonascelta, "c'est une erreur de tirer une généralité à partir d'un cas isolé", analysant l'attitude du commandant du Costa Concordia comme "un manquement grave au bon goût du bunga bunga qui ne peut pas se pratiquer dans des conditions optimales sur un navire où l'espace manque trop souvent".
D'autres associations, françaises celles-ci, soutiennent en revanche "sans limite" l'interdiction : "il faut choisir, le bunga bunga ou la navigation", soutient Marie-Thérèse Dubonchoix, la présidente de l'association "la Croisière ne s'amuse plus", une association qui réclame depuis plusieurs années "la chasteté en mer".
Le naufrage du Costa Concordia est aussi l'occasion pour le bunga bunga de revenir sur le devant de la scène politique. Tandis que Marie-Thérèse Dubonchoix a reçu le soutien de Christine Boutin, candidate sans signatures, deux retraités de la politique se sont déclarés prêts à soutenir l'association de Mario Buonascelta : Silvio Berlusconi, "au nom de la solidarité du bunga bunga", et Dominique Strauss-Kahn, parce qu'il a prouvé qu'"on peut parfaitement être un bon capitaine de navire tout en restant un obsédé sexuel, même s'il semble difficile d'éviter de s'échouer sur un écueil à la fin de l'histoire".