article paru le 20-01-2012
correspondance du Mont-Blanc
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Aujourd'hui encore des soldats français ont perdu la vie dans le montagneux Afghanistan. Un combattant taliban isolé et infiltré dans la police afghane est responsable de ce terrible attentat mais, d'après nos sources bien désinformées, il n'a pas agi seul. Ces sources nous ont assuré de la présence sur place d'un groupuscule de chamois activistes qui militent pour la fin de la guerre et le retour des trekkeurs dans la montagne afghane.
Depuis le début de la guerre et la fin du tourisme sportif, les chamois locaux ont perdu leurs principaux fournisseurs de nourriture. Une diète forcée à laquelle ils veulent mettre un terme. D'ordinaire les chamois sont du côté des occidentaux qui leurs laissent régulièrement des morceaux de leur ration et veulent aider au rétablissement de la démocratie. Donc de l'économie de marché et du tourisme.
Alors que s'est-il passé ce vendredi matin ? C'est une erreur de traduction qui est à l'origine de la tragédie. Les chamois afghans ont cru avoir affaire à des chasseurs alpins. Expression qu'on leur a traduite mot à mot sans préciser ce qu'il en était réellement. Les chefs du groupe ont donc pensé que des chasseurs de chamois alpins étaient venus pour les exterminer. La réaction a été immédiate et mortelle, le taliban étant l'instrument de cette vengeance préventive.
Une terrible méprise qui pourrait avoir de graves conséquences pour les chamois français. Claude Guéant, ministre de la haine intérieure et des croisades, prépare d'ores et déjà un texte demandant l'expulsion de l'espèce présente sur le territoire : "un chamois reste un chamois, même français de souche, il n'est pas question de garder sur le territoire national des agents vendus aux ennemis de la France".