article paru le 20-02-2012
correspondance du Microcosme
| Tweeter |
La rumeur grandit et les médias la répètent en boucle : Jean-Louis Borloo, ancien ministre du réchauffement climatique bio, va être bientôt nommé à la tête de Veolia. Cette nomination déclenche déjà un tollé dans "l'opposition irresponsable qui ne voit pas les bienfaits que Jean-Louis Borloo peut apporter à la planète en prenant la tête de ce fleuron de l'économie française", précise un communiqué de presse de l'Elysée.
Nicolas Sarkozy se veut plus précis encore : "mais c'est pas possib' ça que je doive que j'explique tout : j'ai dit que j'ai besoin d'un prochain gouvernement encore plus opérationnel, mon gouvernement qu'il sera composé des patrons du CAC40, parce que c'est eux qu'ils savent comment qu'on gagne de la tune". Un prochain décret présidentissimal établira que "les conseils des ministres se tiendront au Fouquet's à partir que je suis réélu triomphalement. La cantine y est pas mal du tout. On y fera des déjeuners et des dîners de travail."
Bien entendu, "le candidat socialo-irresponsable François Hollande qui n'a rien à proposer et ment du matin au soir, est contre cette disposition pratique qui pourtant ne peut que renforcer la compétitivité de la France et éviter l'exil massif des patrons du CAC40", martèle François Fillon, futur candidat à la propriété foncière de la ville de Paris, qui précise que "ces socialo-gauchistes ne savent décidément pas comment gérer un pays en faillite".
Les marchés financiers ont quant à eux fait parler la rationalité financière : le CAC40 a gagné 58 points grâce à cette simple rumeur qui ne sera confirmée que mercredi. "Véolia est bien une entreprise de valorisation des choses usagées, leader mondial en la matière. Il était bien normal que Jean-Louis Borloo, qui était un peu perdu depuis qu'il n'est plus candidat à la présidentielle, soit recyclé quelque part", remarque John Goodchoice, chief analyst chez l'agence de notation Bad Mood, "c'est un acte fort de moralisation du capitalisme".