article paru le 21-02-2012
du Rédacteur Suprême
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Le département "Sécurité du tweet politique francophone" du célèbre réseau social était en proie à une grande agitation ce soir, à la suite d'un ultime rebondissement de l'affaire dite de la censure des comptes parodiques. Le scandale a pris une telle ampleur que Jack Dorsey, le fondateur de twitter, s'est rendu à Paris pour "obtenir des explications". Excès de zèle des censeurs ou infiltration du département "sécurité du tweet politique francophone" par des socialistes irresponsables ? La censure accidentelle dont le compte de Nadine Morano a été l'objet nourrit le débat.
A peine Jack Dorsey est-il arrivé au 238 rue de Vaugirard, dans le 15ème arrondissement, où se trouvent les bureaux parisiens de twitter, qu'une réunion de crise a été convoquée pour obtenir des explications sur la censure du compte de Nadine Morano. "Votre mission, c'est de censurer les comptes parodiques du présidentissime Nicolas Sarkozy", a insisté, menaçant, le patron de twitter, "votre boulot ce n'est pas de supprimer le compte d'une ministre en exercice, surtout quand sa popularité est une véritable vitrine pour notre réseau !"
Pour leur défense, les censeurs maladroits ont argué que, n'ayant pas bénéficié d'une formation approfondie en politique française, ils n'avaient pas les moyens d'analyser les tweets du compte @nadine__morano pour comprendre qu'il ne s'agissait pas d'un "fake" : évoquant une syntaxe souvent "approximative", des argumentaires "ras des pâquerettes" ou surtout "aucun tweet concernant l'apprentissage et la formation professionnelle" dont elle se dit ministre dans sa bio sur twitter, les agents du département "Sécurité du tweet politique francophone" ont présenté une défense solide. C'est le dernier tweet posté par @nadine__morano qui a provoqué la censure : "ils sont sectaires C'est pas eux qui auraient nommé un UMP à la tête de la Cour des comptes, et à la commission des Finances", retweeté 4 fois (pour un compte de 61.445 abonnés, c'est peu), un tweet typique de l'agressivité gratuite des comptes fakes dont twitter a lancé la traque depuis l'entrée en campagne du candidatissime.
Des arguments toutefois balayés par Jack Dorsey : "vous voyez les membres de l'UMP en général et du gouvernement en particulier tous les jours, vous auriez au moins pu demander à Nadine si c'était bien elle quand vous l'avez croisée à la pause-café ce matin", leur a-t-il lancé, très inquiet que cet incident malheureux n'oblige twitter à chercher de nouveaux bureaux parisiens.
Le compte de Nadine Morano a été rétabli séance tenante. Des excuses officielles ont été présentées à l'équipe de campagne du présidentissime. Cinquante comptes pro-Hollande ont été pris en otages dans la soirée et devraient être fusillés par Jack Dorsey lui-même dans la nuit, en signe d'allégeance.