article paru le 27-06-2012
correspondance du Médoc
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Après un silence prudent entretenu depuis plusieurs jours, le ministère de l'éducation nationale a dû se résoudre à confirmer la fuite concernant le sujet d'histoire-géographie de l'épreuve anticipée du baccalauréat 2012. Les soupçons étaient nés le jour même de l'épreuve alors que l'on s'apercevait que le sujet proposé, "la guerre d'Algérie", avait été annoncé la veille sur le forum d'un site de jeux vidéo, rubrique sujets et corrigés du bac.
Alors que la polémique enflait dans les jours suivants quand certains élèves bien désinformés affirmaient que le sujet de l'épreuve d'anglais était déjà paru dans des annales, le parquet de Paris, qui s'était adjoint les services de l'historien médiéviste Georges Dubonchoix, ne pouvait que confirmer la fuite concernant l'histoire-géographie. "Il ne s'agit pas d'une simple copie d'un sujet d'annales", explique Georges Dubonchoix, "mais de la copie exacte d'un évènement historique. En effet, l'enquête que j'ai menée confirme l'existence de la guerre d'Algérie et la présence de son étude au programme d'histoire-géographie de première S. Il n'est donc pas étonnant que des personnes mal intentionnées aient pu établir avec des complicités que ce sujet pouvait tomber au baccalauréat et diffuser l'information."
Une enquête rondement menée qui pose aujourd'hui, selon Jean-François Copé, "la question de la responsabilité du gouvernement de l'ancienne opposition socialo-bolchévique irresponsable".
"Les mêmes qui se gaussaient en affirmant que Nicolas Sarkozy n'était pas à Berlin pour voir le mur tomber, ne sont même pas fichus de faire en sorte que le sujet d'histoire au baccalauréat soit inédit", ajoute avec l'ironie mordante qui le caractérise le patron de l'UMP.
En attendant, les élèves de première S devraient, d'après nos sources bien désinformées, être convoqués avant le 14 juillet pour plancher à nouveau sur un sujet d'histoire dont les services du ministère affirment qu'il sera cette fois "totalement inédit et portant sur des événements qui n'ont pas eu lieu, afin d'éviter tout soupçon de fraude ou de fuite".