article paru le 26-07-2002
du Rédacteur Suprême
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L'hôte de la place Beauvau a révélé de nouveaux volets de sa politique pour améliorer le sentiment de sécurité des électeurs de l'UMP. Dans le sillage du "juge de proximité" initié par son collègue de la place Vendôme, le plus petit flic de France promeut une "police d'intimité", conformément à son slogan un Français, un Flic.
"L'idée d'augmenter les effectifs policiers en recrutant des amateurs s'est imposée d'elle même", nous explique l'ancien Maire de Neuilly, qui se déclare convaincu "qu'un flic sommeil en chaque Français" et qu'il suffit "de lui donner les moyens de s'épanouir".
Comme le futur juge de proximité, le policier amateur se verra confier les petites affaires de la France d'en bas dont les policiers d'en haut n'ont pas le temps de s'occuper sérieusement.
Tout citoyen sans casier judiciaire et non mis en examen (sauf s'il est amnistiable et / ou adhérent de l'UMP) pourra devenir policier de proximité. Il recevra une carte tricolore distinctive visant à instaurer entre les Français "une dissuasion grâce à un climat de défiance positive". Le policier de proximité n'aura pas de pouvoir d'appréhension des contrevenants mais il pourra collaborer aux opérations de la police professionnelle. Il disposera d'un carnet à souche pour verbaliser les stationnements illicites dans son quartier. Il ne sera pas armé mais l'homme le mieux coiffé de la place Beauvau n'exclut pas à terme la diffusion de "flash-balls légers".
Les policiers de proximité auront aussi accès à un extranet mis en service cette semaine par les informaticiens des Renseignements Généraux. Sur ce site web sécurisé, il leur sera possible de remplir leurs rapports d'activité, indispensables pour le calcul de leur réduction d'impôts pour services rendus. Des formulaires de délation seront aussi proposés, le Ministère de l'Intérieur envisageant d'ores et déjà l'extension de cette fonctionnalité au grand public.
Enfin, Nicolas Sarkozy, qui a décidément pensé à tout, a indiqué que les infractions constatées par cette nouvelle "police de l'intime" ne seront pas comptabilisées au même chapitre la délinquance habituelle, "pour éviter toute rupture dans les séries statistiques".