article paru le 26-03-2004
correspondance des Palais de Justice
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Les anciens membres d'Action directe ont tous déposé, cette semaine, une demande de suspension de peine pour raison de santé, auprès du juge d'application des peines d'Arras et de Moulins Yzeure en application de la loi du 4 mars 2002, loi qui a déjà permis à Maurice Papon de recouvrer la liberté.
Ces demandes de libération anticipée inquiètent au plus haut point la chancellerie qui y voit le signe qu'Action directe se serait reformée. Comment expliquer autrement la simultanéité de ces demandes, toutes fondées sur l'état de santé des détenus ?
Interrogé par des sources bien désinformées, Dominique Perben a déclaré au cours d'un point presse improvisé que " ce n'était vraiment pas le moment de libérer les membres d'Action directe, le gouvernement ayant déjà fort à faire avec AZF".
Il semble en effet que la coïncidence entre le chantage exercé par AZF et les demandes de libération des membres d'Action directe pose question au garde des sceaux.
Il est d'ailleurs permis de s'interroger sur les véritables motivations du groupe AZF. Jusqu'à présent le gouvernement a affirmé qu'AZF ne réclamait que de l'argent.
Mais est-ce la vérité ? Le mystérieux groupe AZF n'exige-t-il pas également la remise en liberté de ses modèles, que pourraient être Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, Jean Marc Rouillan et Georges Cipriani ?
Si tel était le cas, la réunion de ces deux groupes terroristes pourrait avoir des conséquences tragiques.
Interrogé, Nicolas Sarkozy a préféré garder le silence ce qui en dit long sur la vraisemblance de cette hypothèse.
En tout état de cause, le pouvoir de nuisance du groupe unifié Action directe - AZF serait bien supérieur, en France, à celui Al Qaïda, d'autant plus que la rançon lui permettrait de financer ses attentats.

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Correspondante dans les Palais de Justice
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