@desinfopointcom

La découverte d'un site archéologique en Espagne remet en cause les théories de l'évolution

du Rédacteur Suprême
publi le 02-09-1999

Le 4 février dernier, des paléontologues qui travaillaient à Trujillo, dans la région d'Estrémadure, ont découvert un fémur fossilisé d'un grand intérêt scientifique. Dirigés par le professeur Juan Manuel Lorenzo Garcia y Serano, professeur de paléontologie à l'Université de Madrid, ils ont réussi à préserver le secret de leur découverte pour mener leurs recherches, jusqu'à la semaine dernière. Mardi dernier, le professeur Lorenzo Garcia a donné une conférence de presse à Mérida où il a dévoilé l'importance de la découverte. C'est toute la théorie de l'évolution qui est remise en cause par le fémur d'Estrémadure.

Le fémur des révélations
CC Flickr - biologycorner

En effet, le fémur appartient à une espèce intermédiaire entre l'homme de Neandertal et l'Homme Cro-Magnon. L'équipe espagnole a peut-être mis en évidence le chaînon manquant dans la longue évolution qui a mené à l'Homo Sapiens Sapiens dont nos civilisations sont les représentants. Certains experts remettent toutefois en cause la thèse de l'espèce inconnue jusqu'alors, préférant parier que le fémur d'Estrémadure serait plutôt celui d'un Neandertal handicapé. Quoi qu'il en soit, les experts sont formels : la découverte est de première importance et nous offre un regard nouveau sur l'évolution.

Le professeur Lorenzo a en particulier souligné combien il est rare de trouver, à la charnière du 21ème siècle, un fémur en parfait état de conservation comme l'est celui de Trujillo mais aussi, au delà de cette valeur de témoignage, combien le fémur est un révélateur des usages et attitudes de nos lointains ancêtres. Ainsi, le fémur révèle en premier lieu que son possesseur " se tenait bien plus droit que ces congénères connus à cette époque " .

Nous apprenons aussi qu'il était " d'une taille déjà respectable, aux alentours d'1m44, alors que l'adulte moyen mesurait alors 1m38 ". Au passage, le professeur Lorenzo indiquait qu'il s'agissait d'un homme, adulte assez âgé, souffrant d'ostéoporose avancée mais qui avait dû être fort doué pour la course avant cette maladie, comme l'indique la forme particulièrement profilée de l'os.

Les experts débattent sur les raisons biologiques qui l'on amené à développer cette aptitude spéciale pour la course. Si certains imaginent qu'il s'agissait d'une adaptation aux contraintes environnementales et à la chasse de petits mammifères, le professeur Lorenzo avance quant à lui l'hypothèse que la déformation résulte d'une caractéristique génétique acquise à travers les générations. Nous aurions affaire à une espèce qu'il propose de nommer Neandertalis Velocibus, c'est-à-dire d'une caste de pré-humains spécialement entraînés à la course.

Cette thèse est corroborée par une analyse plus approfondie de l'os et du régime alimentaire qu'il révèle. Le professeur Lorenzo affirme ainsi que " l'on ne peut croire que le régime très riche en sucres lents et en protéines animales du Neandertalis Velocibus soit le fait du hasard ". Au contraire, dit-il, il s'agît d'un choix de vie délibéré : " ce fémur est celui d'une créature qui préfigure nos athlètes modernes " . Le bruit court aussi que le Neandertalis Velocibus pratiquait une forme de dopage : " nous avons trouvé que le propriétaire de l'os de Trujillo avait un taux de globules rouges anormalement élevé ", indique le professeur Lorenzo.

Derniers éléments révélés par le fémur d'Estrémadure grâce au formidable travail de l'équipe espagnole, les habitudes de vie du Velocibus. Ainsi, nous avons affaire à un être sociable, à la sexualité débordante, qui vivait dans un gîte relativement frais, et pratiquait une forme d'économie domestique de subsistance grâce aux enfants qui se consacraient à la chasse pour nourrir la famille.

Dans l'ensemble, ce sont donc des révélations extrêmement passionnantes que nous donne à connaître le professeur Lorenzo. " Nous ne pouvons pourtant pas nous satisfaire de ces premiers résultats ", a-t-il conclu lors de sa conférence de presse, " nous recherchons activement d'autres parties du squelette de notre Velocibus qui nous amèneraient à confirmer certaines de nos thèses que nous ne pouvons pas encore publier par l'analyse du seul fémur. Nous espérons en particulier déterminer si ce fémur était celui du premier homosexuel identifié dans l'histoire de notre espèce ".

La communauté scientifique attend avec impatience les conclusions définitives des analyses du fémur et de toute autre partie de ce qui allait avec. Une fois encore, c'est une aventure scientifique qui fait rêver le grand public, en suscitant son admiration et ses espoirs jamais assouvis de mieux connaître nos origines.

#Espagne | #Merida | #Cro Magnon | #archéologie

 

Rédacteur Suprême

lire tous ses billets

 

prcdent : 01-09-1999

Un avion arrive à l'heure prévue à l'aéroport de Bruxelles

suivant : 11-11-1999

Les conséquences de l'éclipse : la Commission de Bruxelles débloque dix millions d'euros pour indemniser les éleveurs

AUCUNE REPRODUCTION DE CE SITE N'EST AUTORISEE SANS L'ACCORD PREALABLE DU REDACTEUR SUPREME
© Dsinformations.com | web-journal satirique 1999-2018 | propos des cookies | mentions lgales