article paru le 29-09-2005
correspondance de Guernesey
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Avec l'enrichissement des connaissances sur les NEO -Near Earth Object-, la probabilité qu'un astéroïde percute la Terre d'ici dix ans est désormais évaluée à plus de 70%. Pour limiter l'impact d'une éventuelle catastrophe naturelle, le gouvernement envisage l'interdiction de la chasse à l'huître.
Les pratiquants de cette chasse ont fait valoir sa nécessité pour diminuer l'impact du bivalve sur la baisse du niveau de la mer. Or c'est précisément ce rôle que le ministère de l'écologie souhaiterait voir renforcer afin de limiter les conséquences de l'impact d'un astéroïde géocroiseur.
En effet, les huitres, en absorbant l'eau de mer qu'elles filtrent, en font baisser le niveau sur les cotes. Tiphanie Dubonchoix, experte en biodiversité cellulaire, estime que "le maintien d'une population suffisante d'huîtres absorbeuses permettrait de faire baisser le niveau de la mer de 10 mètres, ce qui limiterait la hauteur d'un raz-de-marée sur les cotes en cas de choc astéroïde".
L'Association des Amis de la Chasse à Huître a fait savoir au ministre "son indignation d'interdire une pratique ancestrale qui fait partie du patrimoine culturel côtier et qui contribue aux grands équilibres écologiques en luttant contre les effets du réchauffement climatique". En effet, l'AACH estime que les prélèvements annuels de la chasse à huître ont permis de maintenir le niveau de la mer à un niveau suffisamment élevé pour préserver d'abondantes réserves d'eau, qui alimentent ensuite le cycle de la pluie. "Sans la chasse à l'huître, les sécheresses de 2003 et 2005 auraient été encore plus sévères et leurs conséquences encore plus dramatiques", affirme Robert Lefurtif, président de l'AACH.
Le gouvernement a déclaré "étudier toutes les mesures", parmi lesquelles la possibilité de n'autoriser que des prélèvements partiels d'huîtres mâles. Cette option permettrait de maintenir une population suffisante tout en préservant le loisir des amateurs de chasse à l'huître. Selon une simulation menée par Tiphanie Dubonchoix, le prélèvement exclusif des mâles pourrait toutefois avoir pour conséquence d'augmenter la taille du pénis des specimen non prélevés, conséquence dont on mesure encore mal l'impact sur le goût lors de la dégustation du mollusque.