
10-07-2009
du Rédacteur Suprême
«Je me présente sans étiquette» : la déclaration de la candidate UMP aux élections cantonales partielles de Belin-Béliet a provoqué une sainte colère de Nicolas Sarkozy. Après avoir copieusement «engueulé» (selon des sources bien désinformées) la fédération girondine de l'UMP, puis Xavier Bertrand, puis Jean-François Copé (qui n'y est pour rien mais ça lui faisait plaisir), le président de la République et de la droite a décidé de s'occuper personnellement de cette malheureuse candidate UMP à qui le parti unique n'a pas pu fournir ses étiquettes pour la campagne électorale.
"C'est vraiment pas croyable que rien ne va quand je ne m'en occupe pas moi-même", s'est encore énervé Nicolas Sarkozy alors qu'il était en train de vider des dizaines de micro canettes de coca au salon VIP d'Orly en attendant de prendre la Navette Air France vers Mérignac. Le président ne partait pas la musette vide : depuis qu'il avait quitté l'Elysée en trombe dans l'après-midi, il ne sépare plus d'un énorme sac à dos dans lequel il a mis des centaines d'étiquettes UMP indispensables pour mener une campagne moderne.
Le président de tout s'est aussi énervé à cause de la manière dont il a appris la négligence coupable de l'UMP girondine qui n'a donc pas été capable de fournir ses étiquettes à la maire du Barp, candidate à l'élection partielle de Belin-Béliet, qui a pourtant toujours été élue sous l'étiquette UMP. En effet, c'est par le blog de Marie-Christine Darmian, que Nicolas Sarkozy a appris la nouvelle : "heureusement que je surveille les socialistes sur Facebook sinon je n'aurais rien su !", a-t-il éructé.
Alain Juppé, le maire de Bordeaux, qui a prévu de venir soutenir en réunion publique la candidate non étiquetée, s'est d'ailleurs inquiété auprès de sources bien désinformées : "ça me rappelle les élections à Saint Jean d'Illac après l'annulation, je m'étais pointé pour soutenir le candidat UMP et là, pareil, il était devenu apolitique". L'UMP a perdu les élections partielles de Saint Jean d'Illac... à l'Elysée, on craint que l'histoire ne se répète.
C'est au nom du "refus du défaitisme" que Nicolas Sarkozy s'est emparé de l'affaire et a décidé de mettre bon ordre aux errances des représentants de son parti en Gironde. "Vous allez me remettre vos étiquettes toute de suite !", s'est-il exclamé à Mérignac en s'adressant aux militants venus, avec leurs prie-Dieu, l'accueillir.
Outre les tombereaux d'étiquettes, Nicolas Sarkozy est accompagné de vingt psychologues qui seront disséminés à travers le canton de Belin-Béliet pour aider les militants et sympathisants UMP à retrouver leurs repères.
Alors que l'élection partielle dont la date avait été judicieusement choisie en plein mois de juillet paraissait gagnée d'avance pour l'UMP, il faudra bien toute l'énergie présidentielle pour remporter un scrutin désormais incertain. "Tout ça parce qu'ils ne sont pas fichus de surveiller leur stock d'étiquettes, on voudrait rêver !", n'a pas pu s'empêcher de critiquer celui qui est aussi, à ses heures, président de la République.

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