
06-03-2010
correspondance du Microcosme
Le présidentissime Nicolas Sarkozy est arrivé ce samedi à 8h30 au salon de l'agriculture, une demi-heure avant son ouverture au public. Il aurait quitté le salon de l'agriculture vers 08h55, afin "de ne pas gêner les visiteurs et surtout les petits enfants, venus voir tranquillement et uniquement les animaux, plutôt que d'être distraits par le charisme naturel du présidentissime", indique Henri Guaino, co-ministre du gouvernement avec Claude Guéant. "Les agriculteurs sont des gens qui se lèvent tôt le matin pour aller travailler... la moindre des choses étaient de se montrer solidaires en me levant tôt à mon tour", a précisé le présidentissime.
Nicolas Sarkozy est arrivé Porte de Versailles, accompagné des ministres Bruno Le Maire (Agriculture en jachère) et Michel Mercier (Espace rural inondé et déménagement du territoire). Il a été accueilli notamment par Jean-Michel Lemétayer, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), et une série de mannequins en polyester disposés tout le long de son parcours, et chantant la Marseillaise en brandissant des drapeaux bleu-blanc-rouge.
Le présidentissime a pu deviser gaiement avec quelques uns de ces représentants de paille de la profession, autour d'un verre de lait pasteurisé, avant de leur demander poliment de "se casser pôv' cons", sans déclencher d'incident cette fois. Henri Guaino rappelle d'ailleurs que "l'article 134-8 de la Consitution, révisée en juillet 2008 grâce au vote d'appoint de Jack Lang, ancien ministre des lignes qu'on déplace, donne plein pouvoirs au présidentissme pour signifier directement au peuple ses droits et devoirs. La surréaction des médias d'il y a deux ans est donc irrecevable."
Le chef de l'Etat avait provoqué une forte déception des professionnels en n'inaugurant pas la plus grande ferme de France le 27 février. Une armée d'exploitants agricoles espérait en effet pouvoir être gratifié d'une insulte personnalisée ou de pouvoir relever le défi physique de combattre à mains nues les 57 gardes du corps accompagnant nonchalamment le présidentissime. Ce matin, celui-ci a arpenté les travées du salon, admirant des vaches menottées et tenues en joue par des snipers postés tous les 5 mètres, afin de réduire au maximum le risque d'incident.
Les bovins ont été soigneusement sélectionnés, "en fonction de leur taille" ajoute Henri Guaino. De fait, le présidentissime, un rien gaullien, n'aurait vu que des veaux.

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