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Popins, inventeuse de mots et meneuse d'auteurs

Découvrons les oulimots !

du Rédacteur Suprême
publié le 18-01-2018

Lors de sa récente interview de bon goût, Olyse avait recommandé Madame Popins comme blogueuse à lire, voire à interviewer. N'écoutant que son suprême devoir, Maître Roger a contacté séance tenante ladite dame pour obtenir une interview exclusive au sujet de son blog lancé au début du mois, qu'elle co-écrit avec d'autres gens (blogueurs ou non), dont le concept puissant force le respect et mérite d'être lu sans plus attendre par nos lecteurs bien désinformés. Popins dresse son portrait avec art et légèreté, sans négliger les ressorts du marketing moderne comme le prouve le choix de sa photo d'illustration de son interview. Lisez son interview, c'est bon pour le moral, et lisez désormais chaque jour à 18h le blog des oulimots, c'est bon pour être heureux.

Popinsetcris

Popins (@Popinsetcris)

son blog : Ecriture contrainte

Qui es-tu, Popins ? D'où es-tu ?

Je suis une joyeuse idéaliste, rêveuse et ludrique (un mélange de ludique et de lubrique, j'aime inventer des mots...) qui évolue dans le monde de la folie. J'aime la différence, le respect et l'authenticité. Autant dire que mon pauvre petit être ne se sent pas toujours à sa place dans notre société de consommation et d'apparence et que j'aimerais parfois m'installer en Utopie. Fort heureusement entre le Plat Pays et les montagnes, je coule malgré tout des jours heureux.

Comment est venue l'idée de ton blog, "Ecriture contrainte" ?

J'avais découvert le mouvement oulipo et ses contraintes lors d'un appel à texte pour des variations à la façon de Raymond Queneau. Je m'étais beaucoup amusée et j'avais découvert la paradoxale liberté de la contrainte comme source de créativité.

Puis Alexandre, un ami qui partage mon amour de l'écriture et de la lecture, m'a proposé un jeu. Nous nous donnions, à tour de rôle, neuf mots et chacun écrivait son texte. J'adorais voir les chemins différents que nous prenions pour donner vie à cette "contrainte". Le 30 décembre dernier, presque sur un coup de tête, je me suis lancée le défi de poursuivre ce jeu toute l'année. Ecrire me fait du bien, je rêve, j'invente, je m'évade. En 2018, j'ai du temps et j'avais envie de le mettre à profit pour faire ce que j'aime. Et comme j'ai une forte propension à la procrastination (tout comme le rédacteur-suprême, il me semble) il était presque nécessaire de me contraindre. Le 31 décembre, la peur au ventre et avec la quasi-certitude d'être seule, j'ai lancé l'idée sur twitter et dès le premier janvier des auteur(e)s m'ont rejoint. L'écriture contrainte et les oulimots étaient nés et grandissent chaque jour depuis.

Comment sont recrutées les talentueuses plumes qui jouent à l'écriture contrainte avec toi ?

Il n'y a pas de recrutement, plutôt une incitation, la porte est grande ouverte. J'utilise twitter pour faire connaître le blog et stimuler ou encourager certain(e)s qui témoignent de leur intérêt. Nous sommes des plumes libres qui s'unissent spontanément, en pointillé ou avec assiduité, portées par l'envie de jouer avec les mots.

Il n'y a pas de thème imposé ni d'autre contrainte que celle d'intégrer les neufs mots à sa création. Et je profite de la parole que tu m'offres pour remercier mes partenaires de jeu car c'est grâce à eux que je tiens la cadence finalement, leur participation me contraint moi aussi à écrire chaque jour.

Et c'est quoi, ce mot, "oulimots" ? Il vient d'où ? Il a ses papiers ?

Je l'ai dit plus haut, j'aime inventer des mots et j'ai inventé celui de oulimots au moment où j'ai publié, à titre d'exemple, le premier billet pour donner envie de participer à d'autres.

C'est un mot clandestin qui n'a pas de papiers. Mais le peuple des oulimots est un peuple libre, ouvert et accueillant avec une place pour tous. C'est l'esprit des oulimots, que chacun prenne la plume, ados, enfants, jeunes ou moins jeunes ; innocents, pervers, romantiques, poètes ou conteurs, auteur(e) confirmé(e) ou profane.

Ton blog est sous-titré "chaque jour un texte publié sous la contrainte, mais avec plaisir..." ; c'est une invitation à philosopher dans un boudoir ?

Libre à chacun de philosopher et j'accepte volontiers les invitations pour des discussions philosophiques dans un boudoir. C'était avant tout une auto-persuasion quand j'ai créé le blog pour donner du sens à ce que je faisais. Et je dois dire que je suis aujourd'hui convaincue. Chaque jour c'est plus d'une dizaine de textes qui sont publiés - écrits à partir d'une contrainte, lus et partagés - avec plaisir.

Que faisais-tu sur les Internets avant les oulimots ?

J'errais sur les Internets comme consommatrice de musique ou de savoirs. Il y a une petite année, je me suis mise à l'artisanat de la plume. J'ai partagé des histoires de fesses sur le web ici ou et, de fil en aiguille, je me suis inscrite sur twitter pour rencontrer d'autres personnes qui partagent ce goût de l'écriture.

Pendant les oulimots, tu fais autre chose sur les Internets ?

Je poursuis mes échanges et mes rencontres, mais à présent l'essentiel de mon temps sur Internet est consacré aux oulimots. Parce que je souhaite continuer aussi à faire plein de choses sur l'ext-ternet.

Et après les oulimots, quelle sera ta vie sur les Internets ?

L'avenir me le dira. Je garde avant tout en tête l'année en cours. Je n'aime pas trop planifier ma vie. J'aime saisir les opportunités qui se présentent à moi.

Tu sais que ton interview dans Désinformations.com, web-journal à grand tirage, va t'apporter gloire et célébrité ; es-tu prête à devenir une super-star harcelée par des hordes de fans ?

Non pas du tout, et d'ailleurs je te demande de ne pas publier cette interview ;-) . Trop de pression du star-système risquerait de me conduire à l'immolation. C'est ce que j'aime d'ailleurs avec l'anonymat du pseudonyme. Je ne cherche pas la gloire, je cherche le partage. Ecrire, c'est s'exprimer. Se parler à soi-même est parfois lassant.

Comment ta vie a-t-elle changé depuis que tu connais Maître Roger ?

Je le connais depuis très peu de temps. Je me suis désinformée et j'aime son regard ironique sur l'actualité. Cela n'a pas changé ma vie mais j'ai découvert qu'il y a des personnes qui mettent leur énergie pour faire rire de ce qui se passe dans le monde et mettre en avant les initiatives des blogueurs et je trouve cela chouette.

Où Maître Roger peut-il t'inviter à dîner ?

Il va falloir qu'il sorte le grand jeu : un tête-à-tête auprès d'un feu de camp, en haut d'une montagne ou sur une crique, patates à la braise et saucisses par exemple, bière en apéro, vin en mangeant et digestif, fromage plutôt que dessert. Qu'il n'oublie pas sa guitare non plus. Alors j'accepterai avec joie son invitation.

Est-ce que tu lis des blogs et lesquels nous recommandes-tu à lire voire à interviewer ?

Je découvre l'univers des blogs et je recommande ceux de mes compagnons d'oulimots qui, en plus de leur participation à l'écriture contrainte, poursuivent leur route ; Antoine Saint-Michel, le Joueur Parisien, Faffwah qui publient chaque jour à mes côtés depuis le début, celui de Pidgy, Iotop ou de Nicolas Verville qui nous ont rejoints en cours de route ou encore de Papillon, Charlotte Cocci, UneHistoire ou EtSiOnSeLisait qui manquent parfois de temps. Chacun(e) a son propre univers, il y en a pour tous les goûts. Sans oublier celui de ma copine Olyse, que tu as déjà interviewée.

Quelle musique as-tu écoutée pour répondre à cette interview ?

J'ai écouté Sixto Rodriguez mais cela aurait pu être Lou Reed, David Bowie, Gainsbourg, Edith Piaf en passant par Bob Marley ou même de la musique classique. J'aime beaucoup la musique et je suis assez hétéroclite dans mes goûts musicaux avec une tendance malgré tout au vintage. La musique, c'était mieux avant.

Et Antoine de Saint-Exupéry, dans tout ça ?

"La contrainte te délivre et t'apporte la seule liberté qui compte."

J'ai mis cette citation de lui dans l'avant-propos du blog parce qu'elle illustre bien l'effet de l'écriture contrainte sur la créativité : s'imposer d'écrire pour libérer les mots et peu importe à partir de quoi on crée, l'important c'est la liberté de s'exprimer.

Et pour reprendre le petit prince, "toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent)". Moi, je m'en souviens.

 

#Popins | #oulimots

lire son blog : Ecriture contrainte

 

le billet d'avant, le 12-01-2018

Nadine, blogueuse culinaire toulousaine

le billet d'après, le 21-01-2018

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