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Un joueur qui blogue à Paris...

... et qui joue aussi avec les oulimots

du Rédacteur Suprême
publié le 03-02-2018

Nous poursuivons aujourd'hui l'exploration de la veine bloguistique du filon «oulimots» que nos lecteurs ébahis ont découvert grâce à l'interview magistrale de Popins par notre bien-aimé rédacteur suprême, Maître Roger, gloire à Lui. Et le premier courageux à se livrer au feu nourri des questions est le pseudonymé Joueur Parisien, créateur en 2011 du blog éponyme. Ce qui en fait d'ailleurs un blogueur à longévité remarquable au regard de l'ordinaire de l'espèce. Lisez donc cet entretien surtout si vous avez plus de dix-huit ans. Et que les blogueuses suivantes dénoncées par notre joueur se tiennent prêtes à être interviewées à leur tour.

unjoueurparisie

Joueur Parisien (@unjoueurparisie)

son blog : Un joueur parisien

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Peux-tu te présenter à nos lecteurs : qui es-tu, où vas-tu ?

Qui suis-je, qu'en sais-je ? Techniquement un monsieur à peine plus jeune que la cinquième République et farouchement amoureux des mots, même si je ne suis pas certain que ce soit réciproque.

Et je vais "puis çà, puis là, comme le vent varie, à son plaisir sans cesser nous charrie", selon les mots de François Villon qui, lui, écrivait si bien !

Ton pseudo, qui est aussi le titre de ton blog (saluons la simplicité de cette approche), dit que tu es «joueur» ; quels sont donc tes jeux ?

Je suis très éclectique et jouer à découvrir de nouveaux jeux est un plaisir intense. Tous les jeux entre adultes consentants, formule rituelle, sont à explorer, et le champ des plaisirs est vaste.

Quelle était ta quête quand tu as créé ton blog ?

Je ne suis pas certain qu'elle ait été bien claire dans ma tête ce jour-là et je ne suis pas plus certain de m'en souvenir, peut-être simplement l'envie de faire comme tant d'autres.

Et aujourd'hui, huit ans après, ta quête a-t-elle changé ?

Avec la réserve précédente, je ne saurais dire si elle a vraiment changé. Mais aujourd'hui, je me fais plaisir à jouer avec les mots, et j'ai la chance d'avoir quelques lecteurs et lectrices.

Ton plus ancien billet est titré «Une Sainte Pute» ; c'est un jeu qui te plaît plus que d'autres, l'oxymore ?

J'aime les jeux de mots / maux, et l'oxymore génère une obscure clarté sur leur belle horreur. Comment alors, dans son unique multiplicité, ne pas aimer ce jeu / je ?

Mais plus sérieusement, sommes-nous certains que «Sainte Pute» soit vraiment un oxymore ?

Tu as eu un passage à vide dans ta production en 2012 avec seulement 12 billets contre plus de 100 les autres années ; quel était ton alibi ?

J'avais une entorse grave du clavierus informaticus, ou alors j'étais amoureux, ou alors j'ai hiberné pendant toute cette année, ou alors j'ai oublié.

Tu sais que la publication de ton interview dans Désinformations.com, web-journal à grand tirage, va t'apporter gloire et fortune ; es-tu prêt à ce qu'on parle de toi et à répondre aux filles qui seront nues et se jetteront désormais sur toi dans la rue ?

Est-il meilleure réponse à cette question que cet extrait d'une chanson de Daniel Balavoine 

"Et partout dans la rue
J'veux qu'on parle de moi
Que les filles soient nues
Qu'elles se jettent sur moi
Qu'elles m'admirent, qu'elles me tuent
Qu'elles s'arrachent ma vertu."

Depuis que tu connais Maître Roger, comment ta vie a-t-elle changé ?

Totalement, absolument, indubitablement, incontestablement ; je suis en effet brutalement, soudainement, abruptement devenu un homme public, qui n'est-pas, faut-il le préciser, le pendant au masculin d'une fille publique.

Si Maître Roger vient à Paris, où irez-vous dîner ?

Dans un petit restaurant rue Monsieur le Prince, près du Luxembourg que j'apprécie pour son accueil chaleureux, sa cuisine attentive et inventive. Un restaurant où j'aime aller, et parfois m'installer pour écrire. C'est là que fut prise la photo.

Quelle musique as-tu écoutée en répondant à cette interview ?

Celle émise doucement en bruit de fond par le moteur cacochyme de mon réfrigérateur, mais j'aurais pu tout aussi écouter le Quatuor pour la fin du Temps d'Olivier Messiaen, une chanson de Barbara, Brel, Brassens, ou le requiem de Ligueti, ou des chants grégoriens.

Est-ce que tu lis des blogs et quels sont ceux dont tu recommandes la lecture voire l'interview ?

Les blogs des Oulimtien-nes bien sûr, ceux pour lesquels j'ai mis un lien sur mon blog, notamment Mam'zelle N, Colombe à Tire d'Aile ou Busty...

Et les oulimots, dans tout ça ?

Une belle aventure dont je ne remercierai jamais assez la charmante Popins. Cette contrainte sans cesse renouvelée est une belle stimulation, et comme je dois être un peu masochiste des mots, je me rajoute une contrainte supplémentaire de temps en temps. J'espère arriver à garder à la fois le fil du récit et le rythme de la publication.

 

#joueur parisien | #oulimots

lire son blog : Un joueur parisien

 

le billet d'avant, le 22-01-2018

La France abandonne son drapeau tricolore

le billet d'après, le 05-02-2018

Faffwah, poète et blogueur

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