Sélection naturelle, un roman capitaliste

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publié le 07-04-2014

Disons-le tout de go et sans détour, instruit par de précédentes expériences littéraires moyennement glorieuses, c'est avec une appréhension à peine feinte que le critique littéraire bien désinformé entamait la lecture de "Sélection naturelle", un "roman capitaliste", un soir de tempête aux frontières du marais poitevin, preuve s'il en manquait encore des méfaits du réchauffement climatique et donc de la catastrophe que provoque ledit capitalisme, partout. Et puis, étrangement, ce petit livre a happé le critique bien désinformé. Sans prévenir.

Sélection naturelle, un roman capitaliste, aux éditions La Lune sur le toit

"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements". Certes ils sont durs, ces mots de Darwin mis en exergue du "roman capitaliste" d'Alexandre Grondeau, que relisaient justement Jean-Marc Ayrault et quelques membres de son gouvernement irresponsable avant de se les voir appliquer à eux-mêmes. Le "changement", ce moteur politique puissant qu'expérimenta lui aussi notre regretté présidentissime Nicolas Sarkozy, victime de l'accident électoral que l'on sait en mai 2012, quand il ne comprit pas à temps que "le changement, c'était vraiment maintenant" [NDLR : à l'époque, parce que c'est moins vrai maintenant aujourd'hui...]

Le changement, c'est le point commun des trois héros (l'éditeur dit "anti-héros" mais il ne faut rien exagérer non plus) de ce roman captivant, quoi que capitaliste. Et encore, pas si capitaliste que ça. Le changement, c'est d'abord le choix (on ne dira plus cornélien, on dira : grondeaulien) : dealer ou ne pas dealer ? Planter une collègue ambitieuse ou démissionner ? Mourir tout de suite ou mourir plus tard ?

Dans une langue joliment écrite, Alexandre Grondeau réussit le récit croisé des trois destins de ces héros brillants de normalité, sans jamais ennuyer son lecteur ni même son critique bien désinformé. Et là où il est fort, c'est dans la surprise finale. Car à la fin du triple récit tout en normalité, il y a une belle surprise narrative et philosophique qui ne laissera personne indifférent quant à son positionnement personnel sur la question universelle du sens de la vie.

Si on était salaud, on vous dirait la fin. Un critique doit-il être salaud ? Nous ne le croyons pas. Donc vous tout de suite cliquer pour acheter et lire "Sélection naturelle, un roman capitaliste". Et réfléchir au sens de la vie. De toute urgence. Merci.

 

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