Désinformations.com

Cagnotte contre l'absentéisme au lycée : les indemnités versées aux lycéens doivent-elles être soumises à l'impôt ?

correspondance du Microcosme
publié le 02-10-2009

Rue de Grenelle - Encore une idée géniale du ministre de l'éducation populiste, Luc Chatel, qui a décidé d'expérimenter dans le cadre de l'Académie de Créteil, la mise en place d'une prime versée aux élèves assidus aux cours. "Génial !" s'exclame Gérard Malapris, 23 ans, qui quintuple sa seconde, "j'vais enfin pouvoir renouveler mon abonnement à World of War et jouer pendant les cours." Nicolas Sarkozy, notre sage et digne présidentissime, approuve "c'est une idée moderne qui est conforme à mon slogan de campagne "gagner plus pour travailler un peu plus"...je trouve ça très bien."

La cagnotte
CC Flickr - ozalee.fr

A l'évidence, la mesure exige une certaine logistique : carte pour pointer, bracelet GPS pour vérifier que le lycéen n'a pas quitté son banc après avoir pointé, ouvertures de comptes bancaires pour lycéen, cartes de crédit revolving à taux variables...

"Il était temps d'initier nos jeunes à la valeur de l'argent", précise Monique Broutille, professeur de latin à Sarcelles et dont l'effectif de sa classe plafonne à 2 élèves depuis dix ans. "Jules Ferry doit se réjouir de cette mise en phase entre le monde réel du travail et la condition sociale des lycéens", relève Thierry Pailleur, 35 ans, poseur de faux plafonds dans le 9-3, et qui poursuit sa pensée : "le modèle devrait être exporté dans les pays pauvres, où les gosses pleurent parce qu'ils n'ont pas assez d'argent pour accéder à la scolarité !"

L'expérimentation ouvre de nouvelles pistes pour une vie scolaire de meilleure qualité. Luc Chatel a ainsi réuni une commission présidée par Edouard Leclerc pour réfléchir "aux barèmes des indemnités lycéennes au regard des performances scolaires du ou de la lycéenne." Le célèbre cabinet d'audit PWC a aussi récemment remis un rapport au ministre de la pauvreté intellectuelle, Luc Chatel, indiquant qu'"il faut veiller à ce que ces indemnités ouvrent des droits à pension retraite. De toute manière, compte tenu de l'allongement de la durée de cotisation, ce n'est as ça qui va planter les comptes de la sécu. Le lycée, employeur du lycéen, devrait logiquement verser des cotisations sociales pour financer le RSA de ces jeunes lorsqu'ils seront finalement virés de l'établissement scolaire et projetés sans aucune qualification ni compétence sur le marché du travail".

Il est certain que l'exclusion d'un élève pour, par exemple, simple violence à coups de poignard sur ses camarades ou tentative de viol en réunion sur une enseignante, doit faire l'objet d'une compensation financière digne de la France et réparant l'humiliation infligée au jeune en mal d'intégration. Le montant de l'indemnité lycéenne doit aussi corriger le préjudice de discrimination à l'entrée des filières. Ce n'est pas parce qu'un élève ne sait pas écrire une phrase sans faire moins de 6 fautes qu'il n'a pas le droit de faire Sciences po.

Henri Guaino, co-premier ministre de la République sarkozyste avec Claude Guéant, et dont de sérieuses sources bien désinformées indiquent qu'il est à l'origine de cette idée originale, promet que l'on est en train "de créer, en France, une génération de futurs adultes responsables, plus solides pour se prendre en charge. Il est temps que ces jeunes profitent comme certains grands patrons du principe selon lequel le salaire est d'abord et surtout une prime de présence qui compense des contraintes comme se lever tôt et perdre son temps dans les transports. Il était important d'envoyer ce message fort en amont des élections régionales." Il semblerait que les élèves ciblés par la mesure auront 18 au moins en 2010. Une carte de l'UMP sera jointe à leur chèque de lycéen.

Toutefois, Jean-François Copé a tenu a signaler sa différence : "je trouve normal que les lycéens percevant la prime du lycéen acquittent un impôt sur la prime qu'ils toucheront". Cette remarque n'est pas passée inaperçue et a même provoqué un tollé général : "Un pays qui ne s'occupe pas de sa jeunesse n'a pas d'avenir..." a protesté Valérie Pécresse, ministre l'Enseignement inférieur et candidate aux régionales en Ile-de-France. L'opposition a aussitôt pris position : "nous sommes pour sur le principe, mais il faut supprimer le bouclier fiscal pour financer cette mesure, sinon ce sont encore les classes moyennes qui vont payer pour les pauvres... ce n'est plus acceptable".

#absentéisme | #lycée | #impôt | #Luc Chatel | #PWC | #Valérie Pécresse

 

Correspondant dans le Microcosme

lire tous ses billets

 

précédent : 02-10-2009

Programme complet de Nuit Blanche 2009 : Nicolas Sarkozy dînera avec Carla Bruni place de la Concorde

suivant : 03-10-2009

Les chasseurs écologistes lancent sur facebook une grande pétition pour le droit à chasser l'ours tétras

AUCUNE REPRODUCTION DE CE SITE N'EST AUTORISEE SANS L'ACCORD PREALABLE DU REDACTEUR SUPREME
© Désinformations.com | web-journal satirique 1999-2019 | à propos des cookies | mentions légales