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Programme 2012 : Nicolas Sarkozy proposera la suppression du Sénat

du Rédacteur Suprême
publié le 27-09-2011

Dépassé ce dimanche par sa stratégie d'ouverture à gauche qui a laissé le champ libre au parti socialiste irresponsable pour gagner la majorité de la Chambre Haute, le présidentissime Nicolas Sarkozy a décidé d'axer la campagne de sa réélection triomphale de 2012 sur la suppression pure et simple du Sénat, positionnant ainsi d'emblée la dimension gaullienne de son deuxième quinquennat. Une décision éminemment courageuse et politique qui s'inscrit dans la stratégie de re-présidentialisation du présidentissime et qui ne manquera pas de déstabiliser la gauche irresponsable en reprenant un de ses thèmes fétiches.

Le jardin du Luxembourg et le Sénat
CC Flickr - twiga269 ॐ FreeTIBET

En effet, comment oublier les déclarations définitives de moult dirigeants socialistes historiques, dont le merveilleux Lionel Jospin, dernier chef de gouvernement irresponsable à avoir dénoncé une "anomalie" en désignant un Sénat que l'on croyait définitivement ancré dans le conservatisme rural le plus inamovible ?

Le thème de l'anomalie a été repris par Nicolas Sarkozy, pour trois raisons.

Première raison de l'anomalie du Sénat en 2011 selon le présidentissime : "ils sont de gauche, qu'est-ce que des sénateurs ils sont légitimes à être de gauche, moi j'vais vous dire ce que les gens ils doivent penser, c'est n'importe quoi une majorité de gauche au Sénat".

Seconde raison de l'anomalie du Sénat en 2011 selon Nicolas Sarkozy : "à quoi ça sert une chambre qu'elle se croit plus haute que l'autre que c'est elle qui prend les dernières décisions ?" évoquant donc dans son langage bien à lui la prépondérance de l'Assemblée Nationale qui a constitutionnellement le dernier mot, tandis que le Sénat est présenté plus souvent comme une chambre de réflexion.

Un dernier argument qui constitue la troisième anomalie du Sénat selon Nicolas Sarkozy en 2011 : "non mais à quoi ça sert que des parlementaires ils réfléchissent ? Moi je passe mon temps à réfléchir et à prendre des décisions mondiales, alors on ne va pas me faire croire que c'est utile qu'on ait 350 vieux chnoques qu'ils se croient importants pour réfléchir au fond du jardin du Luxembourg".

Tel le général de Gaulle en 1969, le présidentissime veut donc proposer aux électeurs de mai 2012 d'abolir le Sénat, pour régler les "anomalies" précédentes, mais aussi pour faire des économies substantielles : "les sénateurs ça coûte très cher, alors qu'est-ce que c'est que je peux faire d'autre que les supprimer si les agences de notation elles réclament ça pour maintenir le triple A ?"

Quant au deuxième personnage de l'Etat, le président du Sénat, sur lequel des constitutionnalistes pointilleux l'interrogeaient, là encore Nicolas Sarkozy a une solution simple : "que ce soit Jean-Pierre Larcher ou Gérard Bel, je ne vois vraiment pas comment on peut imaginer qu'ils sont capables de me succéder", tranche-t-il, précisant que "j'ai pas fait trois fils brillants, et bientôt quatre, pour demander à un sénateur de faire mon intérim pendant que je suis mort".

#Sénat | #Nicolas Sarkozy | #Gérard Larcher | #Jean-Pierre Bel

 

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