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L'Equateur offre l'asile musical aux Pussy Riot

du Rédacteur Suprême
publié le 18-08-2012

La condamnation hier pour hooliganisme des musiciennes russes du groupe Pussy Riot scandalise modérément la communauté internationale, qui ne souhaite pas indisposer Vladimir Poutine, l'homme fort du Kremlin et de Damas. La peine de deux ans de camp paraît "disproportionnée", y compris aux Etats-Unis où, ne l'oublions pas, chanter du punk, à moitié nue ou non, en invoquant le départ de Vladimir Poutine dans les églises et autres temples est passible de la peine de mort dans les Etats qui la pratiquent, et du lynchage par les paroissiens dans les autres. Seule voix discordante dans le concert diplomatique, l'Equateur vient de proposer l'asile musical aux Pussy Riot.

Libérez les Pussy Riot !
CC Flickr - Amnesty International USA

Après Julian Assange, c'est donc une nouvelle offre généreuse que la petite république humaniste d'Amérique du Sud dont le président, Rafael Correa, a décidé de développer une réelle offre de tourisme thématique. "Pourquoi enfermer en camps de travail de jeunes artistes talentueuses telles que Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina ?" s'interroge Rafael Correa face à Juan-José Buenaelección, notre correspondant-stagiaire en Equateur et Bolivie. L'homme fort équatorien analyse la situation musicale et diplomatique mondiale engendrée par la condamnation des Pussy Riot : "partout dans le monde, on veut tuer la liberté d'expression musicale, c'est intolérable : moi Président, je refuserai toujours l'injustice où qu'elle se réalise".

Le transfert des Pussy Riot vers Quito risque néanmoins d'être plus complexe encore que celui de Julian Assange : si un David Cameron s'est déclaré prêt à étudier les possibilités d'arrestation du fugitif australien jusque dans l'ambassade d'Equateur au Royaume-Uni, provoquant l'ire diplomatique de Quito, le locataire du Kremlin a affirmé à Leonid Khoroshiyvybor, notre correspondant-stagiaire à Moscou, qu'il n'hésiterait pas à "bombarder l'Equateur avec les surplus de la guerre civile syrienne si jamais les Pussy Riot s'y retrouvaient même après être sorties vivantes de leur camp".

#Pussy Riot | #Julian Assange | #Rafael Correa | #Vladimir Poutine | #punk | #Syrie

 

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