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Dépénalisation du cannabis : Vincent Peillon accusé de réfléchir

du Rédacteur Suprême
publié le 15-10-2012

C'était hier soir la consternation dans les milieux médiatico-politico-UMPo-twittero-autres après les déclarations audacieuses de Vincent Peillon chez nos confrères de France Inter. En proposant d'"ouvrir le débat" sur la dépénalisation du cannabis, en particulier "dans l'usage thérapeutique", le ministre du redressement éducatif s'est attiré les foudres de l'UMP dont les ténors et sopranos réconciliés pour réclamer sa démission dans un magnifique choeur qui permet d'éviter de parler de ce que 10 années de répression n'ont pas fait, et a reçu, ce lundi matin, un sévère "recadrage" en entretien individuel à Matignon. La société ne mâche pas ses maux quand les preuves sont accablantes, et là elles le sont : Vincent Peillon a souhaité ouvrir le débat, autant dire qu'il a voulu que chacun réfléchisse.

Vincent Peillon, le dangereux ministre du redressement éducatif
CC Flickr - Parti Socialiste

"Voilà ce qui arrive quand on nomme un prof de philo à la tête d'un ministère de redressement régalien, il prend des positions sociétales zapatéristes irresponsables qui poussent à la réflexion au lieu de redresser la France", souligne un ex-left-blogueur reconverti dans la crypto-influence. "Réfléchir ? Et pourquoi faire ? Pour légaliser le cannabis, à la fin de la réflexion ?", s'indigne un autre right-sliding-blogueur qui voit dans le soutien de Denis Baupin que Vincent Peillon a reçu "le retour de la gauche socialo-libertaire à la Daniel Vaillant qui nous fait perdre les élections, et ça c'est grave". Un avis que partagent, pour des raisons opposées mais compatibles, les Lionnel Lucas, Valérie Pécresse ou Jean-François Copé qui fustigent "le ministre irresponsable qui veut faire fumer aux jeunes des drogues non taxées par l'Etat déjà en faillite économique et morale à cause des 35 heures".

La réaction immédiate de Matignon a été à la hauteur de l'événement et des menaces qui pesaient sur la France en raison d'une incitation à la réflexion "en dehors de la création d'une commission idoine". Or, concernant le cannabis, l'exécutif a tranché dès le mois de juin : "nous avons décidé de ne pas créer de commission donc il n'y aura pas de réflexion sur le sujet", précise le communiqué de Matignon, qui rappelle à l'ordre tous les ministres en leur recommandant de "ne pas abuser de réflexions en dehors du cadre habituel, y compris sous prétexte de débat de société rendu inévitable mais qui sera tenu dans un calendrier maîtrisé, c'est-à-dire jamais si l'ajournement est nécessaire à notre sécurité électorale". En effet, sommet de l'horreur démocratique, le débat doit être proscrit si aucune réponse simple ne peut y être apportée du type "oui-non", si possible transposable en "droite-gauche" ou "responsable-irresponsable". De même est à éviter, un débat dans lequel des problématiques compliquées dans lesquelles entremêlent l'ordre public, la sécurité, la lutte contre les trafics et l'avenir de notre jeunesse.

Dans une volonté d'apaisement et de synthèse, Matignon précise toutefois que ces sujets complexes pourraient être tolérés "sur France Culture, à une heure de faible écoute" (ce qui, dans le cas de France Culture, représente une plage horaire très pratique de 24h/24). Interrogé au téléphone bien désinformé, Lionnel Lucas s'est déclaré "d'accord avec cette tolérance sous réserve l'audience de France... euh, comment-vous-dites-? reste confidentielle".

#cannabis | #Vincent Peillon | #Lionnel Lucas | #France Inter | #France Culture

 

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