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Après l'abdication de Juan Carlos Ier d'Espagne, l'hypothèse Manuel Valls

du Rédacteur Suprême
publié le 02-06-2014

L'abdication de Juan Carlos Ier d'Espagne a été annoncée ce matin et les observateurs de l'actualité ibérique en ont conclu, un peu hâtivement, que le prince Felipe des Asturies, fils du roi, allait lui succéder. Or le vote d'une loi organique idoine est nécessaire pour entériner l'état des lieux du souverain sortant et surtout l'identité du locataire entrant du Palacio Real à Madrid. Le premier ministre Mariano Rajoy a indiqué qu'un conseil des ministres se réunirait ce mardi en ce sens, suscitant l'intérêt de la France puisque François Hollande a proposé un candidat à la succession : Manuel Valls.

Le génie français, bien connu des Espagnols

La proposition de François Hollande d'offrir Manuel Valls au peuple espagnol peut surprendre mais elle s'explique par le sens politique aigu du président de la République. D'origine catalane, l'actuel premier ministre n'aura aucune difficulté à s'intégrer dans l'Espagne moderne pour incarner le "renouveau" que Juan Carlos Ier a appelé de ses voeux lors de son allocution aujourd'hui. François Hollande règle aussi un sujet épineux sur le plan de la politique intérieure franco-française : en envoyant Manuel Valls régner outre-Pyrénées, la France s'assure non seulement un allié solide en Europe, comme l'avaient déjà prouvé en leurs temps Joseph Bonaparte, déjà en Espagne, ou encore Jean-Baptiste Bernadotte en Suède, mais elle règle aussi le problème de la succession de François Hollande lui-même en éloignant, avec une promotion flatteuse, un dangereux concurrent pour 2017.

La proposition de l'élu suite à l'accident électoral du présidentissime en mai 2012 suscite un accueil "intéressé" de Mariano Rajoy, qui précise que "de toute façon on s'en fout du roi, donc pourquoi pas changer de dynastie", et ce d'autant plus que Manuel Valls n'a jamais montré d'intérêt particulier pour la chasse à l'éléphant au Botswana, ce qui est bon pour sa cote de popularité outre-Pyrénées.

Popularité que Manuel Valls a pu tester auprès du peuple espagnol lors d'un meeting électoral irresponsable tenu en castillan à l'occasion de la campagne pour la déroute socialiste européenne, d'où la confidence qu'il nous fait ce soir : "je suis prêt à assumer les responsabilités qui sont les miennes, maintenant à Madrid et en 2017 à Paris, avec l'unification de nos royaumes à l'horizon 2022".

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