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Les non syndiqués trouvent un accord sur la pénibilité

correspondance en Seine
publié le 05-11-2014

Les dernières négociations entre les partenaires sociaux sur de nombreux sujets allant des couleurs de chaussettes autorisées avec des chaussures noires à la question de la prise en compte des potentiels dommages à long terme de certains postes de travail ont toutes connu des échecs retentissants. Partant de là, le gouvernement, n'ayant lui-même aucune idée lumineuse sur ces questions épineuses, a songé à un changement plus facile à mettre en oeuvre. Il a donc mis en place une négociation entre des non syndiqués recrutés par tirage au sort parmi ceux qui avaient joué plusieurs bons numéros au dernier loto.

La pénibilité (allégorie)
CC Flickr - StormPetrel1

D'abord en colère contre cette mesure les spoliant outrageusement d'une petite manne financière pour finir leur mois, les gagnants ont fini par céder devant le séjour tous frais payés en hôtel avec spa et la promesse de petits fours illimités. Il leur a donc été demandé de trouver un accord intelligent pour orienter les grands débats en cours, du dialogue social aux responsabilités liées au pacte du même nom. Retrouvant leur âme de joueurs, les participants se sont donc prêtés de bon coeur à cet exercice ludique.

Très rapidement, avec une vitesse fulgurante même, comparée aux débats sans fin entre Medef, CGT, UPA, CFDT, CGMPE, CFTC, FO et autres CFE-CGC, l'accord a été rédigé et adopté à l'unanimité par tous, quel que soit leur statut. Quelques petits patrons venus spontanément apporter leur aide ont même salué une avancée historique.

En exclusivité, notre support bien désinformé vous en révèle les grandes lignes. Chaque centrale syndicale se verra attribuer un crédit initial. A chaque déclaration provocatrice et contre-productive de l'un de ses leaders, il lui sera attribué un malus pour pénibilité infligée aux citoyens et à leur bon sens. A partir d'un certain seuil de points négatifs, le leader sera définitivement exclu. Sur la base des calculs établis, Pierre Gattaz aurait déjà dû être évincé il y a 7,5 mois et Thierry Lepaon devrait être limogé sous peu avec pénalités de retards pour paiement de travaux ayant occasionné de nombreux TMS aux ouvriers chargés de son bain à remous.

Le gouvernement très satisfait pourrait renouveler cette expérience avec les joueurs de Rapido pour la négociation sur les retraites.

#syndicats | #pénibilité | #négociations | #Pierre Gattaz | #Thierry Lepaon

 

Correspondante en Seine

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