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Julian Assange arrêté à Londres, étape décisive pour le Brexit

du Rédacteur Suprême
publié le 11-04-2019

L'arrestation à Londres de Julian Assange, réfugié depuis 2012 dans l'ambassade de l'Equateur au Royaume-Uni, enlève une épine du pied de Theresa May, embourbée dans les négociations politiques interminables du Brexit avec le parlement de Westminster. Le cas du fondateur de Wikileaks était en effet le second point de blocage entre Londres et Bruxelles, juste après le back-stop. Pour les restes du gouvernement britannique, il était de la plus haute urgence de régler le cas Assange avant de revenir vers la Chambre des Communes.

Julian Assange, du temps où il était en Equateur

crédit : Wikipedia

Le cas Julian Assange posait problème au niveau au niveau du Brexit que seuls peuvent comprendre les experts les plus pointus qui arrivent encore à suivre la politique intérieure anglaise.

«Quand les électeurs ont voté pour le leave, ça concernait aussi les ambassades et donc ceux qui se trouvent dedans, à commencer par Julian Assange», nous explique Jeremy Goodchoice, député conservateur qui a fait campagne pour le remain et défend depuis le leave tout en critiquant le plan de Theresa May qu'il refuse de voter tant qu'aucune option nouvelle pour un «soft remain» n'est proposée pour pallier les risques d'un «hard Brexit» dont les conditions rendraient «compliquées» la recherche d'une nouvelle adhésion du Royaume-Uni à l'UE sous forme de «remain-back» à l'horizon de 20 ans.

Alors que la date du 31 mai approchait, avec la deadline du 12 avril (demain) en ligne de mire, il ne restait donc que quelques heures au gouvernement de Theresa May pour profiter pleinement des conditions de libre circulation des biens et des personnes au sein l'Union pour répondre à la demande d'extradition de Julian Assange formulée par la Suède en 2012. «Si on avait pris le risque de l'extrader après le hard Brexit, ça aurait créé des contraintes de paperasses épouvantables», conclut Jeremy Goodchoice.

La nouvelle de l'arrestation du fondateur de Wikileaks est accueillie avec satisfaction par les Etats-Unis : Donald Trump annonce dans un tweet que «toutes les troupes de la glorieuse Navy sont maintenant mobilisées pour couler le bateau ou descendre l'avion qui emmènera "fucking-Assange" vers la Suède». Et dans un second tweet, le président le plus peroxydé de l'histoire américaine précise que des troupes au sol sont prêtes à tirer sur Julian Assange si celui-ci devait être convoyé en train ou en voiture.

 

#Julian Assange | #Wikileaks | #Brexit

 

Rédacteur Suprême

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