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Bonus dans les banques : Nicolas Sarkozy mènera lui-même les entretiens annuels

du Rédacteur Suprême
publié le 28-08-2009

Fidèle à son précepte cent fois vérifié "si je ne m'en occupe pas moi-même, ça foire", le présidentissime a fait savoir aux banquiers réunis par Lui à l'Elysée qu'il se chargerait personnellement de leurs entretiens d'évaluation annuelle, de manière à garantir l'équité des montants de bonus versés. Outre les présidents et directeurs généraux, ce sont aussi les directeurs des activités de marchés et les directeurs des risques qui seront soumis à un entretien de fin d'année avec Nicolas Sarkozy. L'Elysée a reçu ce matin la livraison d'un impressionnant stock du dernier modèle d'écarteur anal "crise size" pour faire face aux dizaines d'entretiens d'évaluation à venir.

Manifestation de soutien à l'action de Nicolas Sarkozy contre les bonus des banques
CC Flickr - Attac France

Cette initiative n'a pas surpris les observateurs attentifs du petit monde de la rue du faubourg Saint Honoré. Depuis le G20 du 2 avril et la photo de famille sur le pont de Kehl (avec vue sur Strasbourg pour ce qui est de la version de la photo exposée dans la salle d'attente du présidentissime cabinet), Nicolas Sarkozy avait décidé de faire "une affaire personnelle" du respect du nouveau code de conduite. "J'ai décidé de refondre le capitalisme, je ne supporterai pas que n'importe qui même payé plus que moi m'empêche de faire ça que les Français attendent", s'énerve souvent l'ancien président de l'Union Européenne.

Malgré une carrière politique brillante qui l'a amené à occuper diverses fonctions, jusqu'à la magistrature suprême en 2007, le présidentissime a toujours été fasciné par l'efficacité des méthodes de management du monde des entreprises privées. Ainsi, depuis l'invention de l'écarteur anal par le célèbre professeur Bazeloberg en 2002, Nicolas Sarkozy ne jurait secrètement que par l'instrument moderne des relations humaines en situation de challenge. Une méthode certes efficace mais malheureusement difficile à introduire au sein de la police nationale : le plus petit flic de France n'avait pas pu, à l'époque, s'adresser au fondement de sa politique de sécurité. Pas plus qu'il n'avait pu ultérieurement imposer l'écarteur anal à Bercy lors de son court passage au ministère de la sécurité des finances.

Depuis qu'il est à l'Elysée, et après avoir échoué à soigner les sciatiques de François Fillon avec l'omnipotent écarteur, Nicolas Sarkozy avait un peu perdu de vue l'invention du professeur Bazeloberg qui a tant fluidifié les relations sociales.

L'incursion du présidentissime dans le management des banques lui permet donc enfin de donner sa pleine mesure à ses velléités d'explorations anales.

Les réactions des banquiers que nous avons interrogés sont plutôt positives : "tous ces milliards, ça ne pouvait pas passer sans mal", nous confie Michel P. sous le couvert de l'anonymat, tandis qu'un autre encore plus discret philosophe : "les fonds propres ne le restent jamais longtemps".

La réaction est carrément positive chez les patrons des traders qui ne craignent pas l'écarteur anal "crise size" : "ça nous connaît, on en a plein les placards et de toutes les tailles", rigole l'un, tandis qu'à la sortie de la Société Générale on s'esclaffe sans retenue : "quand on a survécu à l'écarteur anal modèle Kerviel, on ne craint plus rien !".

Seuls les directeurs des risques témoignent d'une certaine crispation face à la méthode de management de Nicolas Sarkozy : "on a déjà eu Bâle II et les IFRS, on a la crise et l'explosion des défauts, on n'arrive plus à recouvrer les impayés... alors maintenant l'écarteur anal de Sarko, ça fait un peu beaucoup", s'alarme Patrick Dubonchoix, secrétaire général de l'ARME (Association des Risk Managers Européens), qui prévient d'ores et déjà que "s'il n'y a pas de vaseline en quantité et en qualité, il ne faudra plus compter sur notre collaboration !".

La presse est unanime pour saler une "expérimentation courageuse qui montre que le présidentissime prend les problèmes des Français à bras le corps", de même que l'UMP.

Le Parti Socialiste réserve sa réaction à "l'application réelle de la méthode" et "jugera le présidentissime sur ses résultats". On avoue néanmoins, rue de Solférino, que certains membres du conseil national pourraient être envoyés en entretien annuel à l'Elysée.

En revanche, des proches collaborateurs du présidentissime ne cachent pas leur inquiétude. Claude Guéant a téléphoné à plusieurs proctologues cette après-midi pour se faire rédiger un certificat de complaisance tandis que Henri Guaino cherche un moyen de tricher à la courte paille pour ne pas être le premier à passer son entretien.

Dans cette globale unanimité, on regrettera toutefois que les forces de l'ordre n'aient toujours pas identifié l'affreux anonyme qui a posté sur son blog : "enculer les banquiers, ça le changera des mouches".

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Rédacteur Suprême

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