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Après le bilan de François Mitterrand sur la retraite à 60 ans, Nicolas Sarkozy continue de revisiter l'Histoire

du Rédacteur Suprême
publi le 26-05-2010

Nos confrères du Figaro rapportent que le présidentissime a fustigé hier à Beauvais, devant des militants UMP, la décision prise par François Mitterrand, au début des années 1980, de ramener l'âge légal de la retraite de 65 à 60 ans. "On aurait beaucoup moins de problème s'il s'était abstenu", a analysé Nicolas Sarkozy avec profondeur. Il s'est attaqué à la suite à d'autres tabous en remontant le temps à travers les "problèmes" hérités de ses prédécesseurs qui, accumulés, limitent fortement la portée des réformes du gouvernement que les Français ont voulu en mai 2007.

Socialistes insistants en train de défendre la décision problématique de François Mitterrand
CC Wikimedia

Le présidentissime a renvoyé dos-à-dos Charles de Gaulle et Philippe Pétain : "aucun des deux n'avait la vision de l'Europe que moi j'ai, et aucun des deux n'a sauvé le monde et moralisé le capitalisme financier, qui faisait pourtant déjà des ravages à leur époque".

La politique héritée du Conseil National de la Résistance n'a pas été épargnée non plus : "nationaliser les banques, ça ressemblait à quoi, hein ?", a-t-il demandé à une salle hilare, avant de renchérir sur un de ses thèmes favoris quand il parle avec des amis : "et inventer la sécurité sociale qui sert juste à creuser les déficits tout en nous faisant atteindre des records du monde de prélèvements obligatoires, hein ?"

Puis le locataire de l'Elysée s'en est pris au Front Populaire : "non mais vous vous rendez compte ? Sans Léon Blum, pas de congés payés qui à force nous ont amenés au bord du gouffre et aux 35 heures".

Toujours soucieux d'aller au fond des choses, Nicolas Sarkozy n'a pas oublié le motif premier de sa visite au collège Charles Fauqueux de Beauvais. Alors qu'il avait dénoncé le matin même le "cancer de l'absentéisme scolaire", le présidentissime a rappelé que "si on en est là aujourd'hui malgré que j'en ai fini avec l'héritage de mai 68", c'est à cause des "réformes inabouties" de ses prédécesseurs, aux premiers rangs desquels Jules Ferry et Charlemagne, "qui ont été incapables de mettre en place ce qu'il fallait pour lutter durablement contre la violence scolaire".

Au passage, le visiteur de Beauvais s'en est pris aux fabricants de bouteilles en plastique, un secteur "pas assez réglementé quand on voit ce qu'on peut faire de dangereux avec une bouteille d'eau". La faute à Georges Pompidou, premier ministre au début des années 1960 lorsque le brevet de la bouteille en plastique a été déposé par la société Elco-Lesieur. Le futur Président de la République avait alors négligé d'interdire cette nouvelle arme potentielle, "sûrement parce qu'il était trop occupé à écrire son anthologie de poésie", a précisé un présidentissime au sommet de sa forme qui a définitivement conquis son public par l'étendue de sa culture littéraire.

Evoquant aussi la violence urbaine, Nicolas Sarkozy a évoqué la longue litanie de ses prédécesseurs qui "n'ont rien fait de concret contre la délinquance", citant pêle-mêle Louis XI ("un faux dur"), Louis XIV ("le Soleil a bien pâli depuis que j'occupe la fonction") ou encore Napoléon III ("un ami personnel de Philippe Séguin, c'est dire si ça fait peur")...

En extrême fin de soirée, le présidentissime a terminé sa revue historique en rappelant que "entre Vercingétorix et moi, il n'y a pas eu de visionnaire" puis s'est penché sur la préhistoire, sous acclamation des militants UMP présents : "tout de même, quand on y réfléchit, il doit bien y avoir des descendants de l'homme de Neandertal, par exemple au PS !"

#histoire | #François Mitterrand | #Philippe Séguin | #retraite

 

Rédacteur Suprême

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