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Pendaison d'un détenu avec un kit anti-suicide : le fabricant mis en cause

correspondance du Médoc
publié le 16-04-2011

Étrange nouvelle que celle révélée par nos confrères de Paris-Normandie qui annoncent la mort d'un détenu de la prison du Havre par suite d'une pendaison réalisée à l'aide d'un kit anti-suicide. Une information dont Michel Mercier, ministre de la justice aux ordres et des libertés limitées, a voulu minimiser la portée devant la presse désinformée : "Ce qu'il faut d'abord voir dans cet événement tragique, c'est la force irrésistible de la volonté humaine", a déclaré le garde des sots du gouvernement, avant de mettre en cause "la responsabilité des syndicats de gardiens socialo-bolchéviques qui manifestaient devant la prison pendant qu'un homme se suicidait avec un kit anti-suicide".

Le kit anti-suicide, vu de dos
CC Flickr - PABLO.SALVADOR

Un écran de fumée rapidement dissipé révélant les errements de l'administration pénitentiaire et de ses fournisseurs. L'entreprise Dubonchoix & fils a remporté l'année dernière l'appel d'offre concernant l'équipement des maisons d'arrêt et prisons françaises de kit anti-suicide à destination des détenus les plus fragiles psychologiquement. L'attribution de ce contrat avait alors soulevé un tollé, les concurrents de l'entreprise Dubonchoix & fils accusant le fabricant d'avoir faussé le marché en proposant un prix anormalement bas ne permettant pas de respecter les mesures de sécurité élémentaires inhérentes à la fabrication d'un tel produit.

Composé d'un pyjama en papier, le kit anti-suicide a déjà créé la polémique puisque, il y a quelques mois, Dubonchoix & fils a dû rappeler, après plusieurs incidents, ses produits afin d'en ôter la ceinture en corde qui en équipait les pantalons et se serrait grâce à un nœud coulant.

Aujourd'hui, c'est la qualité même du pyjama qui est remise en question. "Nous avons pourtant fait un effort particulier pour fournir un produit de qualité supérieure", se justifie Robert Dubonchoix, responsable de la communication du groupe Dubonchoix Inc, consortium regroupant donc le fabricant de kits anti-suicide Dubonchoix & fils, le fabricant de kits anti-incendie Dubonchoix & frères et le fabricant de kits anti-évasion Dubonchoix & Dubonchoix, trois entreprises sous contrat avec le ministère de la justice aux ordres et des libertés limitées.

Il est vrai que les kits anti-suicides distribués dans les prisons françaises ont fait la preuve de leur solidité malgré l'apparente fragilité du papier. Ils ont notamment été testé à la manière de la colle "super glue" : accrochés à un piton fixé à un plafond, ces kits étaient éprouvés par un testeur qui, après les avoir entortillé, s'y accrochait et restait suspendu. Une expérience tellement impressionnante qu'elle était schématisée sur l'emballage du kit afin de montrer aux détenus que l'administration se souciait de leur confort et tenait à leur offrir des vêtements qui, pour être en papier, n'en était pas moins solides.

Il semble qu'aujourd’hui, c'est cette qualité qui est reprochée aux kits anti-suicide de Dubonchoix & fils. "C'est à n'y rien comprendre", regrette Robert Dubonchoix, qui pourrait être inquiété par une autre affaire puisque Dubonchoix & Dubonchoix avait aussi gagné le marché des kits anti-incendie dans les logements sociaux du 20ème arrondissement.

#suicide prison | #prison | #kit anti-suicide | #Michel Mercier

 

Correspondant en Médoc

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