Désinformations.com

Achat de terrains sur la Lune : bien plus qu'une simple arnaque

correspondance de Bruxelles
publié le 27-02-2004

Vous en avez sans doute entendu parler, voire même avez déjà acheté ou l'intention d'acquérir un "acre de lune" (4 046,9 mètres carrés) pour moins de 40 euros, pour vous ou un être cher car vous avez l'âme d'un poète qui a les moyens de ses fantaisies ou d'un spéculateur visionnaire en herbe ? Avec l'annonce de l'ouverture d'une succursale d'agence immobilière spécialisée dans la vente de terrains lunaires et plus sur toute l'Europe à Bruxelles, Desinformations.com a tout de suite réagi et mené une enquête en règle sur le sujet.

Agent immobilier lunaire
Copyright : équipage Apollo 17, NASA

Pourriez-vous tolérer qu'une navette de la NASA (Notorious Alien Space Administration) atterrisse sur vos terres sans rien avoir à y redire, alors que dès que les enfants de votre voisin envoient un ballon dans les massifs fleuris de votre jardin, vous avez déjà des envies de meurtre ?

En attendant la mise en ligne du site Internet immoon-europe.com, nous avons contacté par téléphone le directeur de la succursale de l'agence qui vend des terrains sur la Lune. Il a refusé de répondre à nos questions, tout comme l'avaient fait ses homologues étasunien et français quelques jours auparavant.

Il nous est donc malheureusement impossible de vous dire combien de personnes et de parcelles lunaires sont pour le moment impliquées dans cette ubuesque histoire.

L'origine de ces événements est soit-disant basée sur un vide juridique interplanétaire concernant l'appropriation des terres extraterrestres : le Traité de l'Espace de 1967 interdit explicitement l'octroi et la propriété par un gouvernement de tout corps ou ressource céleste. Mais rien n'indique que des particuliers ne puissent en profiter...

Nous avons interrogé Dirk Frimout qui nous a confié, avec son charmant accent, qu'il ne comprenait pas ce genre de politique : "L'Homme s'imagine que toute la Création lui appartient et qu'il peut la monnayer à son aise ? Et après avoir fait de la Terre et du ciel terrestre une poubelle, il voudrait, en se justifiant de cet espèce de traité stupide et non reconnu par l'ONU [NDLR : Organisation Non Utopique] , exporter ses cochonneries encore plus loin ?"

Le dit traité concerne toutes les planètes de notre système solaire (Mars, Venus, etc.) et tout autre astre de l'univers connu ou non à ce jour. Mais qui en a été l'instigateur , et surtout qui en profite vraiment ?

Nous avons tenté de contacter Dennis M.Hope, président du "gouvernement intergalactique" et "grand ambassadeur lunaire", un des initiateurs de cette aventure, nouveau gourou de la secte des Jeans de la Lune et d'ailleurs, ces acquéreurs d'acres lunaires. Mais celui-ci semble trop occupé par ses diverses "missions" pour pouvoir nous consacrer ne serait-ce qu'une minute d'entrevue.

Devant ce manque de coopération évident, nous avons décidé d'employer les grands moyens en nous informant auprès de personnes très au fait des affaires politico-financières mondiales.

Notre agent informateur délégué de l'OTAN (Organisation Théoriquement Anti Nationaliste) à Bruxelles a très obligeamment répondu à toutes nos interrogations par les questions suivantes : "Vous pensez vraiment que nous parlons ici d'une secte comme celle des Raëliens, au même titre que l'Opus Dei ou tout autre mouvement de fanatiques religieux sur Terre ? Ou de simples et juteuses escroqueries financières ? Ou encore in fine de l'incessante volonté hégémonique des Etats-Unis d'Amérique ? [rires] Vous êtes loin de la vérité, comme tous ceux que je viens de citer entre autres."

Il nous a immédiatement conseillé d'entrer en contact, de sa part, avec Madame Géraldine Dubonchoix du CNES (Centre Nébuleux pour l'Exploitation Spatiale). Celle-ci n'a pas été facile à joindre, mais a accepté sans aucune réserve de nous éclairer : "de toute manière, je ne risque rien à dévoiler les faits que je vais vous exposer, car personne ne vous croira et vous n'aurez certainement pas la possibilité actuelle de recouper ces informations avec une autre source...", a-t-elle malicieusement glissé en guise d'introduction.

Il est vrai que nous avons longuement hésiter à transmettre ses révélations au grand public, car nous sommes conscients d'avoir une réputation de sérieux à soutenir qui risque peut-être d'être mise à mal après la divulgation des propos de cette personne de toute confiance.

Cela ferait donc plus d'une trentaine d'années qu'à été finalement et "officieusement" mis en place le Conseil Terrestre du Système Solaire dont une des représentantes siège en permanence au Conseil Permanent des Fédérations Intergalactiques.

La secrétaire du conseil à la surveillance de l'éveil des humains, aussi membre du MIB (Modern Interstellar Business) a pensé qu'il était malgré tout profitable, dans une certaine mesure, de laisser aller ces affaires de sectes et d'arnaque aux terrains lunaires et autres afin que les humains puissent avoir une nouvelle opportunité de s'interpeller sur leur place dans l'univers et donc sur leur vie de tous les jours.

"Nous ne nous considérons certainement pas comme des éminences grises, mais nous nous sommes portées garantes de la bonne conduite générale de l'humanité, même si cela est en désaccord avec notre inconscience", nous cite de mémoire Mme Dubonchoix à propos des paroles de la présidente du conseil.

Les membres du conseil, encore trop peu nombreuses hélas pour le moment, sont disséminées au sein de structures nationales et internationales sensibles et stratégiques pour la bonne marche de l'intégration effective de l'humanité dans l'Ordre Universel.

Nous ne pouvons pas vous en révéler plus pour le moment mais nous poursuivons notre enquête.

#Lune | #arnaque | #NASA

 

Correspondante à Bruxelles

lire tous ses billets

 

précédent : 26-02-2004

Jacques Chirac promet une grande loi sur le vin

suivant : 27-02-2004

Alerte aux hoax : le gouvernement Raffarin réagit avec fermeté

AUCUNE REPRODUCTION DE CE SITE N'EST AUTORISEE SANS L'ACCORD PREALABLE DU REDACTEUR SUPREME
© Désinformations.com | web-journal satirique 1999-2018 | à propos des cookies | mentions légales