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Pourquoi le remaniement est en retard : Alexandre Benalla devait devenir ministre de l'Interieur

correspondance du Microcosme
publié le 10-10-2018

Plus d'une semaine que ça dure, provoquant l'effroi du monde. La démission surprise et en deux temps de Gérard Collomb a visiblement pris l'Elysée de court. La présentation du nouveau gouvernement prend du retard et l'opposition s'impatiente, ce que personne ne sait vu l'état de l'opposition. Pourquoi ce retard ? Notre stagiaire dévouée, Charlotte Dubonchoix, a mené une enquête auprès des proches de ceux qui côtoient ceux qui ont quelques connaissances des personnes qui ont un jour croisé les proches des voisins du président quand il était lycéen. Et l'explication est simple.

Place de la Contrescarpe, haut lieu de sélection des candidats ministres de l'intérieur

crédit : Wikipedia

«Alexandre [Benalla] était programmé pour devenir ministre de l'Interieur après le renvoi en juin de Gérard Collomb à ses chères marguerites lyonnaises. La narration était bien pensée : il est vieux, blanc et chauve ; alors qu'Alexandre est jeune, arabe et barbu, donnons-lui une 19e chance», indique l'indic de notre stagiaire. «Mais voilà, Gégé [Gérard Collomb] a démissionné sans demander la permission et beaucoup trop tôt. Du coup, personne n'ose candidater au cas où Alexandre bénéficie d'un non-lieu et reprenne du service...», se lamente cette source bien désinformée des milieux macronphiles.

Le chef de l'Etat aurait essuyé plusieurs refus à des portefeuilles ministériels : une première dans l'Histoire de l'Humanité. «Je n'ai pas envie de finir ma vie avec une minerve», confie un candidat présumé innocent à la Place Bauveau, «je fréquente trop la rue Mouffetard», se désole un autre. Selon nos sources bien désinformées, Manuel Valls a passé son tour («No comprendo! Je suis le futur maire de Barcelone! Olé!»). Jack Lang aurait accepté mais à la condition de cumuler ce poste avec celui de la Culture, des Affaires étrangères, de La Défense, de la jeunesse, de l'Economie, «à prendre ou à laisser», ce qui lui a été refusé pour raison de parité.

Il n'en reste donc qu'un. Brillant homme de terrain, jeune, rompu aux dernières techniques de passage à tabac, toujours prêt à piloter un bus, à dégainer rossa ou à disperser des gauchistes «qu'on va pas les laisser faire, faut qu'on aide Manu», Alexandre Benalla a en effet le profil idéal pour remplacer «Gégé». Mais la justice française prend son temps, faisant fi des raisons d'Etat. Edouard Philippe pourrait-il poursuivre son intérim jusqu'au non-lieu prononcé en faveur d'Alexandre, voire jusqu'à la grâce présidentielle prise immédiatement après son éventuelle condamnation ?

Un bras de fer est engagé entre l'Elysée et le Parquet, le président jupitérien confiant en off à Charlotte Dubonchoix, «une certain jalousie à l'égard de mon ami Doudou [Donald Trump] qui nomme les juges qu'il veut, hors bureaucratie ou, pire, principe démocratique». Une loi visant à accélérer la réalisation des voeux du président est en préparation pour rattraper le niveau de pouvoir de Doudou.

 

#remaniement | #Alexandre Benalla

 

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